Demain, à Narbonne, une marche blanche sera organisée en hommage à Louis, lynché le 19 juin dernier. Invité de « Tocsin », François Bousquet revient sur les circonstances de sa mort. Alors que la presse locale s’est employée à étouffer l’affaire et que la justice affirme avoir écarté la piste d’un crime raciste tout en reconnaissant n’avoir à ce stade identifié aucun mobile (mais alors pourquoi dire d’emblée que le crime n’est pas raciste ?), le directeur de la rédaction d’« Éléments » avance une tout autre hypothèse. Il voit dans ce meurtre l’expression d’un processus de « racaillisation » qui touche une partie de la jeunesse, y compris blanche, assimilée à l’envers et gagnée aux codes du gangsta rap et de la « charia de la caillera ». Un phénomène qu’il analyse comme l’un des sous-produits du racisme antiblanc.