Gustave Thibon, Jacques Ellul, Bernard Charbonneau, Jean-Claude Michéa, Alain de Benoist… la France possède une tradition de penseurs critiques de la modernité, de la technique et du libéralisme, qui ont remis en cause l’uniformisation du monde. Ce que l’on connaît moins ce sont leurs pendants en littérature.
Une lignée littéraire traverse pourtant un siècle d’écriture, de Jean Giono à Olivier Maulin, en passant par Henri Vincenot, Maurice Genevoix, Christopher Gérard, Bertrand Lacarelle, Bruno Favrit ou Pierric Guittaut, et se ramifie vers d’autres écrivains – Sylvain Tesson, Pierre Michon, ou Erik L’Homme. Ni homogène, ni dogmatique, cette lignée ne s’est jamais constituée en école ni en manifeste. Il ne s’agit pas d’un courant organisé ni d’un programme politique ou idéologique, mais d’un diagnostic commun, d’une même intuition, d’une convergence sensible et spirituelle.
Ce qui sous-tend leurs romans c’est la critique de la modernité qui n’est pas seulement progrès technique, révolution économique, ou modification des mœurs, mais une force de dissolution. Elle dissout les appartenances, les liens, les paysages, les symboles, les rythmes, les identités. En remplaçant la communauté par l’individu, l’enracinement par le nomadisme, la mémoire par l’actualité, elle produit des hommes sans lien et un monde inhabitable. Pour y faire face, cette littérature convoque une autre manière d’habiter le monde et propose une bifurcation, un ralentissement, une re-sacralisation.
Une critique charnelle de la modernité libérale
Cette lignée n’a jamais produit de manifeste commun. Elle n’en a pas besoin. Elle écrit, raconte, transmet. Elle fait de la littérature une zone de résistance, où le monde n’est pas encore soumis à l’univers de la marchandise. Leur résistance n’est ni militante ni théorique : elle est concrète, existentielle. Chez Vincenot, elle prend la forme d’une sagesse ancienne transmise. Chez Genevoix et Giono, celle d’un lien fidèle à la terre, d’une persévérance silencieuse. Chez Maulin, elle devient farce tragiquo-comique. Mais chez ces auteurs affleure la même certitude : la modernité libérale est une force d’arrachement. Elle rompt les appartenances, détruit les paysages, remplace les savoirs incarnés par une connaissance abstraite, fonctionnelle.
Ces considérations rejoignent celles émises par nombre de philosophes. Mais là où ces derniers conceptualisent, les romanciers incarnent. Ils mettent en scène des personnages qui vivent en dehors ou en marge de la société qui n’achètent pas toujours, qui transmettent, réparent, échangent, refusent la vitesse et la performance, rejettent la consommation aveugle, l’urbanisation des paysages et des modes de vie. Les romans de Henri Vincenot en offrent une traduction sensible, en révélant la perte ontologique que masque le discours du progrès. Dans La Billebaude, il écrit : « C’est autre chose que les Français qu’on nous fait aujourd’hui, des Français de trottoirs – et de cinémas, des Français de coton, perdus aussitôt qu’ils posent le pied dans une forêt… »1
Même intuition pour Maurice Genevoix qui regrette dans Raboliot, la réglementation et la privatisation des zones de chasse : « Et si quelques hommes, plus riches, accaparent le droit à la chasse, s’ils défendent leur droit avec l’appui des lois, [–], est-ce qu’il n’est pas d’autres lois plus anciennes, qu’on chercherait en vain dans les codes, mais que les gars de Sologne connaissent bien puisqu’ils les sentent vivre en eux dès que le poil leur pousse sous le nez, dès qu’ils éprouvent la chaleur de leur sang ? »2
Près d’un siècle plus tard, dans les romans d’Olivier Maulin, la modernité n’est plus seulement une menace ; elle est devenue une farce, un simulacre. Les évangiles du lac, Le Bocage à la nage ou Le Temps des loups mettent en scène des marginaux qui fuient les diktats urbains, les écrans, la gestion permanente. Face aux procédures et aux normes d’un monde libéral qui a vidé l’existence de sa chair, ses personnages veulent « respirer » – quitte à flirter avec l’absurde. Maulin a de formidables pages pour décrire l’entreprise d’éradication du monde concret que nous subissons. Dans Le Bocage à la nage3, il écrit : « Il y eut les remembrements intensifs, la destruction des haies subventionnée par l’État, le comblement des mares, l’assassinat des grenouilles rieuses et des tritons crêtés, l’agrandissement des parcelles et la monoculture : là où l’on cultivait dix espèces, il n’en resta plus qu’une qu’il fallut inonder de pesticides… » […] « Quinze millions d’hectares remembrés. Un million cinq cent mille kilomètres de haies arrachées […] Des destructions irréversibles. L’équilibre écologique ancestral brisé à tout jamais. Du vandalisme vendu sous le nom de progrès. »
Le sacré contre la Technique
Le sacré qui affleure chez eux n’est pas celui des dogmes, mais celui des lieux. Il naît des sources, des forêts, des collines, des bêtes. Il est local, non exportable. On ne peut pas mondialiser une source, ni standardiser un bocage. Il est transmis de génération en génération. Cette transmission est au cœur des romans de Vincenot, en particulier de La Billebaude. Le grand-père Tremblot transmet à son petit-fils Henri son savoir : « Il savait tout du pays, non pas comme on sait un livre, mais comme on sait un visage », écrit Vincenot qui oppose ce savoir incarné à la connaissance technique et objectivante.
Ce ressenti rejoint les idées développées par Bernard Charbonneau4 ou Jacques Ellul5, pour qui la technique moderne ne se contente pas d’ajouter des outils, elle reconfigure entièrement le rapport au temps, à l’espace et au vivant, elle remplace le milieu vécu par un environnement fonctionnel, gouverné par l’efficacité. Vincenot en montre les effets concrets : la perte des sens, la rupture des lignées, l’ignorance croissante du lieu où l’on vit.
Dans Le Pape des escargots6, la figure de la Gazette, prophète errant et railleur, incarne cette critique sous une forme loufoque. En se proclamant « pape des escargots », il oppose au règne de la vitesse et de la performance une sagesse lente, humble, presque animale. Vincenot écrit ainsi : « Les bêtes savent encore ce que les hommes ont oublié. » Dans Les Étoiles de Compostelle7, l’auteur bourguignon va plus loin encore, en identifiant la racine spirituelle de cette destruction. La modernité a rompu ce qui liait l’homme aux cycles, aux lieux, aux forces invisibles : « La terre n’est pas muette, ce sont les hommes qui sont devenus sourds », écrit-il.
L’homme moderne, ivre de maîtrise, a perdu l’intelligence du vivant. Les villages sont vidés de leur âme, les hommes ne savent plus lire la terre, les paysages sont réduits à des surfaces exploitables. Dans Le Bocage à la nage, Olivier Maulin regrette ce savoir oublié : « Il existait encore des endroits où l’on ne construisait pas. Non par superstition, disaient-ils, mais par respect. Des mares, des bosquets, des parcelles que l’on laissait tranquilles, parce qu’on avait toujours fait ainsi. La modernité appelait cela des zones perdues ; eux savaient qu’il s’agissait de limites nécessaires. »
La Technique est devenue un sacré de substitution qui ne tolère plus aucune limite. Ces auteurs réactivent un autre sacré, ni moral, ni abstrait, mais enraciné. Un sacré qui ne promet pas le salut, mais l’appartenance. Leur littérature n’est pas une nostalgie folklorique, mais une contre-théologie charnelle : elle affirme que l’homme ne peut vivre sans limites, sans rites, sans lieux investis symboliquement
Enracinement et ruralité païenne : la résurgence d’un autre religieux
Tous ces auteurs s’enracinent dans leurs petites patries charnelles. La Bourgogne pour Vincenot, les Vosges pour Maulin, la Provence chez Giono, la Sologne chez Genevoix ou Pierric Guittaut, l’Anjou chez Bertrand Lacarelle… Pour eux, la campagne n’est pas un refuge, mais un monde en soi – un monde complet, habité, sacralisé.
Chez Giono, le sacré est constamment présent dans la nature (particulièrement dans sa trilogie de Pan8 : Colline, Regain, Un de Baumugnes) ; pour Vincenot, il se manifeste sous la forme d’une mémoire vivante ; chez Maulin, il est un refuge primitif et carnavalesque. Mais tous partagent l’intuition que dans la dérive marchande et technicienne, l’humain perd une dimension essentielle. Le sacré reparaît comme seuil de résistance, non pas pour rétablir un ancien ordre, mais pour offrir des ressources, des récits premiers, des formes de réenchantement.
Vincenot : la Bourgogne comme cosmos
Enraciné dans une Bourgogne ouverte sur des temps immémoriaux, Vincenot célèbre un sacré païen où la nature tout entière constitue une communauté vivante. Ce sacré s’enracine dans les lieux, les saisons, les gestes (la chasse, la vendange, la cueillette, le travail du bois), les savoirs (remèdes, proverbes) et les croyances locales qui forment une liturgie païenne. Il met en scène un conflit métaphysique : d’un côté les forces de la continuité, de la transmission, du compagnonnage avec la nature ; de l’autre, l’abstraction, l’ouverture, l’oubli : « À notre insu, lentement, courageusement, opiniâtrement, on nous arrachait au singularisme païen, pour nous préparer aux fructueux échanges universels »9.
Avec Les Étoiles de Compostelle, Vincenot va plus loin encore. Le roman fait surgir une conception explicitement pré-chrétienne du sacré, nourrie de druidisme, de cycles cosmiques, de longue mémoire : « l’imagination, c’est un réservoir alimenté par des rivières venues de très loin ». La terre y est parcourue de « courants », de forces invisibles que les hommes modernes ne savent plus lire.
Giono : le paganisme organique
Dans sa Trilogie de Pan, Giono développe une vision du monde profondément panthéiste et païenne, mais d’une nature différente de celle que l’on trouve chez Vincenot. Sa Provence n’est pas qu’un décor mais une force agissante. La nature est vivante et ses personnages (bergers, paysans, et marginaux qui vivent selon des lois antérieures à l’État et au marché) sont soumis à des forces qui les dépassent.
Chez Giono, le sacré se manifeste directement dans la nature elle-même, dans la terre, le vent, la sève, la roche, les bêtes et les cycles de la vie. Son paganisme est tellurique, et l’homme n’est qu’un élément d’un grand organisme vivant. C’est particulièrement frappant dans Regain. Le récit (Panturle essaie de redonner vie à un village dont il est le seul habitant) fait sentir les rythmes du temps, les saisons, les présences invisibles des éléments. L’homme se construit dans l’interaction avec la nature, jusqu’à fusionner avec elle. Panturle éprouve physiquement la présence du vent et du sol comme s’il participait à leur vie : « Le vent s’appuie sur lui de tout son poids, par larges coups, longs et lourds, puis, s’envole, [–]. Ces autres choses auxquelles il pensait, qui sont dans sa peau comme des vinaigres ou des eaux douces, elles coulent aussi de lui pressé de vent ; et c’est aussi l’herbe et la terre qui le boivent. »
Genevoix : un sacré sans transcendance
Chez Maurice Genevoix, la Loire, ses rives et forêts, deviennent le cœur battant d’un autre monde encore possible. Dans Raboliot, le personnage principal (qui s’appelle Raboliot car il ressemble à un lapin de rabouillère) fait corps avec la nature. Il la vit, la lit, la respire comme un milieu originel. La forêt est ici un organisme vivant – mais, contrairement à Giono, ce n’est pas une vision cosmique : c’est une expérience sensorielle et pratique, celle du chasseur.
Le lien au milieu est quasi sacré, mais il s’agit d’un sacré horizontal : sous forme de sensation, de geste, de mémoire vécue incorporée depuis l’enfance : « Bête par bête, brin d’herbe par brin d’herbe, depuis sa toute petite enfance il avait appris ce pays. »
Le monde que Genevoix décrit dans Raboliot est menacé : celui des pêcheurs, des chasseurs, des hommes liés par des usages, des silences, des fidélités. Ancien combattant de 1914, Genevoix sait ce qu’est la mécanique de destruction moderne. Ses personnages (Raboliot en tête) ne sont donc pas naïfs ; ils sont traversés par la conscience du péril. C’est précisément cette conscience qui donne à son œuvre sa tonalité de résistance.
Le paganisme carnavalesque de Maulin
L’ambition de Maulin est de réenchanter le monde. Ses héros (souvent des marginaux et parfois des semi-idiots) tentent de réactiver les mythes, des traditions, d’imaginer des contre-sociétés par dégoût du monde contemporain. Dans Le temps des loups10, il met en scène un « paganisme de droite » : un imaginaire à la fois mythologique, identitaire et ironique. Le roman convoque plusieurs aspects de cet imaginaire : la forêt sacrée, la fraternité virile, l’animal totem (le loup) et la sagesse archaïque face au monde moderne décadent. Le chef de la « franc-bûcheronnerie » – une communauté ancienne et enracinée – présente sa confrérie : « Nous sommes les tenants des vérités éternelles que le monde a cru bon d’oublier. [–] Nous sommes les niais sylvestres, innocents et cruels. Nous sommes la discipline et la fraternité, les chasseurs de la Horde et les éducateurs. »
Dans chacun de ses romans, l’imaginaire païen est revendiqué. Le paganisme de Maulin est une tentative de retrouver un sens dans une époque désenchantée, de penser le retrait du monde moderne. Dans Les Évangiles du lac11, il présente le fonctionnement d’une communauté : « Ici, ce n’étaient ni les lois ni l’argent qui gouvernaient vraiment. Tout cela ne pesait pas lourd face à ce qui existait depuis toujours. C’était la Nature sauvage et primitive qui gouvernait le monde, avec ses règles à elle, ses caprices, sa violence aussi. Les hommes passaient, s’agitaient, disparaissaient, et elle restait. Ceux qui l’avaient oublié finissaient toujours par le payer. » Et plus loin : « Ils ne priaient pas comme on prie dans les églises. Il n’y avait ni règles ni catéchisme, seulement des gestes, du vin, des corps, des nuits passées dehors. Certains soirs, on aurait dit qu’ils rendaient un culte obscène à quelque chose de plus ancien que toutes les religions. Un sacré sans morale, sans promesse, mais bien réel, enraciné dans la terre et dans la chair. »
Les communautés enracinées
Cette lignée littéraire ne parle pas simplement de champs, de forêts ou de villages. Elle réaffirme que la communauté est le socle d’une résistance face à l’effacement et à ce qui nous nie. Dans les romans de Giono et de Vincenot, la communauté (même réduite à quelques villageois) fonctionne comme une microsociété organique et n’est jamais une structure administrative. Elle est une fraternité charnelle, née de la fréquentation du même vent, de la même eau, du même sol. Chacun y a sa place, non par contrat, mais par appartenance.
Bertrand Lacarelle dans Retour aux fougères12 met en scène des campagnards et des néo-ruraux qui vont former une communauté en lutte contre une antenne-relais qui enlaidit leur paysage : « des forlongeurs nous ont devancés, et nous devons leur rendre hommage, nous en inspirer. Ils ont senti bien avant nous – dès ce XXe siècle de transformation terminale et tératologique – qu’il fallait pour survivre, pour rester humain, se mettre soi-même au ban de la civilisation post-moderne. Ces forlongeurs ont compris qu’il fallait regagner les campagnes. Poètes, écrivains, philosophes, fils ou non de paysans : ils ont fui les mégapoles, ces laboratoires de la catastrophe générale, ces viviers du transhumanisme et du post-humanisme à venir. Ils se sont tôt mis à l’abri, comme ces animaux qui sentent arriver le raz-de-marée, tandis que les humains se précipitent sur la côte pour faire un selfie ».
Du bocage normand à la forêt vosgienne, Maulin imagine dans nombre de ses romans des petites communautés qui complotent contre la modernité, des troupes de fortune qui réinventent des formes de vie communautaires face à l’Empire du vide.Dans Les évangiles du lac, Maulin met en scène une communauté marginale, quasi hérétique, hors de l’État et du marché : « Ils vivaient là sans demander la permission à personne, et c’était déjà une faute impardonnable. »
Ce qui émerge de chacun de ces romans est une forme de révolte sans drapeau, ni militante, ni organisée. Une révolte de la chair contre l’abstraction, du terroir contre le réseau mondial, de la mémoire contre l’instantané. Témoignages parfois anciens, ces œuvres deviennent des manuels d’imaginaire pour réinventer les mondes possibles. À l’heure de la désertification des campagnes, de la fermeture des services publics, de la standardisation des modes de vie et des désastres écologiques, elles prennent une actualité nouvelle.
Pour une littérature enracinée : manifeste contre le monde hors-sol
Cette lignée littéraire oppose au règne de la Technique et de l’illimité, la limite et la fidélité au lieu. Elle rappelle que l’homme ne vit pas de flux, mais de liens ; pas de droits abstraits, mais d’appartenances concrètes. Elle désigne ce qui mérite d’être défendu : la terre comme lieu vivant, la communauté comme structure de sens, la longue mémoire comme force active. Écrire aujourd’hui dans cette filiation, c’est refuser le monde hors-sol, l’uniformisation et l’oubli. En réactivant des récits enracinés, en redonnant chair aux lieux, aux gestes et aux appartenances, elle ouvre un espace où d’autres manières d’habiter le monde demeurent pensables.
Dans cette perspective, le lecteur n’est pas qu’un consommateur ; il devient un acteur et, peut-être, un passeur. Car notre combat est culturel, charnel, existentiel, et ne peut se réduire à des positions politiques ou à des constructions idéologiques. S’il se limite à ce terrain, il reste abstrait, désincarné, et finit par reproduire ce qu’il prétend combattre. C’est pourquoi il doit investir tous les fronts. La langue, d’abord, qui façonne notre perception du réel. L’imaginaire ensuite, qui préserve les nuances, les héritages et les enracinements. Les formes de vie enfin – gestes, rythmes, paysages, communautés – qui donnent chair à ce que les idées seules ne peuvent incarner.
1. Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, Denoël
2. Maurice Genevoix, Raboliot, 1925, Grasset
3. Olivier Maulin, Le Bocage à la nage, 2013, Balland
4. Bernard Charbonneau, Le Jardin de Babylone, 1969, Gallimard
5. Jacques Ellul, Le Système technicien, 1977, Calmann-Lévy
6. Henri Vincenot, Le Pape des escargots, 1972, Denoël
7. Henri Vincenot, Les Étoiles de Compostelle, 1982, Denoël
8. Jean Giono, Colline, 1929 ; Un de Baumugnes, 1929 ; Regain 1930, Grasset
9. Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, Denoël
10. Olivier Maulin, Le temps des loups, 2022, Le Cherche-midi
11. Olivier Maulin, Les évangiles du lac, 2008, L’Esprit des péninsules
12. Bertrand Lacarelle, Retour aux fougères, 2025, Le Cherche-midi




