
Et si la fin du monde avait changé de style ? Longtemps, on l’a imaginée flamboyante : orgies romaines, empereurs fous, incendies et prophètes. Peut-être reviendra-t-elle un jour sous cette forme-là, mais Xavier Eman nous en propose une autre version, plus insidieuse, plus contemporaine : le stade houellebecquien de la décadence, l’horizon nietzschéen des derniers hommes, la perspective tocquevillienne d’un ennui général – relevés d’un humour acide et d’une verve jubilatoire. Cela s’appelle « Une fin du monde sans importance », dont le troisième volume vient de paraître aux éditions de la Nouvelle Librairie. Un régal.

Les stéréotypes n’ont pas bonne presse. Raison de plus pour les défendre nous dit Paul-François Paoli dans « Race, sexe, identité. La France en procès » (Éditions Jean-Cyrille Godefroy). Loin d’être de simples caricatures, ils sont souvent les dépositaires de l’âme des peuples. À travers eux, se donnent à voir des permanences. Une manière de résister à la grande entreprise d’amnésie et d’effacement.

Bien avant les satellites, les GPS et les cartes d’état-major, les Grecs avaient compris une vérité fondamentale : penser l’espace, c’est déjà exercer le pouvoir. Des périples des navigateurs aux calculs des astronomes, ils ont transformé l’observation du monde en une science de la mesure et de la domination. Cartographier la terre, c’était déjà l’ordonner et la placer sous le regard de l’homme. Cette révolution intellectuelle culmine avec Ptolémée, dont le système de coordonnées imposera sa vision du monde pendant quinze siècles. Mais la carte n’est jamais innocente : instrument de savoir, elle est aussi instrument de puissance. Chez les Grecs, la géographie naît ainsi au croisement du logos, de la guerre et de la politique, comme une manière de saisir le monde pour mieux l’habiter et parfois pour mieux le conquérir. Une leçon d’histoire et de philosophie par Olivier Battistini.

Il n’y a qu’une alternative, pas deux – la remigration ou le Grand Remplacement ? Être ou disparaître. C’est le constat dressé par Jean-Yves Le Gallou. Mais encore faut-il pour en mesurer la portée accepter de renverser notre regard et sortir du fatalisme migratoire dans lequel nous nous sommes installés. La remigration n’est pas un slogan, ou pas seulement, mais une vision d’ensemble : historique, politique, juridique, civilisationnelle. Les explications de Jean-Yves Le Gallou.

La mort du Guide suprême Ali Khameneï n’a pas fait disparaître la République islamique d’Iran mais a rendu son centre de décision invisible. Tandis que Mojtaba Khamenei incarne une autorité incertaine, les Gardiens de la révolution pourraient avoir pris les rênes de la République islamique. L’assassinat du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Larijani, accroît encore leur emprise. Décryptage d’un coup d’État en coulisses.

Comment y voir clair dans le brouillard de la guerre ? Depuis le déclenchement des opérations israélo-américaines contre l’Iran, les annonces contradictoires, la propagande et les chiffres invérifiables se multiplient. Notre spécialiste, l’historien militaire Laurent Schang, dresse un premier point de situation et esquisse les scénarios possibles de cette guerre qui pourrait embraser tout le Moyen-Orient.

Le 17 mars 2026, Joe Kent, directeur de l’équivalent de la DGSE aux États-Unis, démissionne dans des termes susceptibles de dynamiter le gouvernement Trump. Il était le n° 2 du contre-terrorisme et l’adjoint direct de Tulsi Gabbard, directrice nationale du renseignement avec rang de Ministre.
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