
Dans la famille Le Pen, je demande Marion
« Si tu te sens Le Pen » est un titre qui, au premier abord, surprend et même, disons-le, désarçonne. Non seulement le titre, mais les guillemets assortis d’un « si » hypothétique. Mais une fois le livre achevé, on se dit que c’est le bon titre et qu’il ressemble à son auteur, qui ne sacrifie pas les exigences de la vérité aux commodités de la communication politique. Souvent à son détriment. Mais dans les temps incertains qui s’annoncent, cette exigence pourrait bien devenir un atout. « Si tu te sens Le Pen » (Fayard) est un livre à la fois récapitulatif et projectif, qui mêle souvenirs personnels, mémoire familiale et histoire politique, le tout enchâssé dans une réflexion plus large sur le destin collectif. Ni une autobiographie complaisante, ni un manifeste rigide, mais un point d’équilibre entre ce qui a été et ce qui pourrait advenir.













