
Racisme antiblanc : François Bousquet refuse le silence et fait parler les victimes
Un an après « Le racisme antiblanc, l’enquête interdite », François Bousquet récidive avec « Sale Blanc. Le racisme qu’on ne veut pas voir » (La Nouvelle Librairie). Une fresque sociale plus qu’une simple suite, charpentée autour d’une centaine de témoignages bruts – Mère courage, justicier de l’ombre, jeune fille à qui l’on a volé sa virginité, jeune homme à qui l’on a volé son adolescence, expatrié qui demande désormais l’asile politique hors de France. Le directeur de la rédaction d’« Éléments » y dissèque sans ménagement la mécanique d’un racisme bien réel, méthodiquement nié par les institutions, et déploie pour l’occasion une grille de lecture redoutable : la fameuse « loi des trois D » – déni, délit, délire – qui résume à elle seule l’arsenal du gauchisme institutionnel contemporain. Filant la métaphore ornithologique du coucou – cet oiseau qui pond son œuf dans le nid d’un autre et dont le petit finit par expulser les oisillons légitimes –, Bousquet livre un tableau accablant d’une génération sacrifiée.













