
Cannes : « Fjord », dans les eaux glaciales du progressisme
La deuxième Palme d’or de Cristian Mungiu n’a rien d’un consensus confortable. Présenté en compétition au Festival de Cannes, « Fjord » vient surtout troubler une sélection cannoise dominée cette année par des films persuadés de parler depuis le camp évident du Bien. Mungiu, lui, fait exactement l’inverse : il organise frontalement la collision de deux systèmes de valeurs irréconciliables alors même qu’ils appartiennent tous deux à l’espace européen. Et il le fait sans jamais offrir au spectateur le confort moral d’une position stable.













