
La Rose blanche est patriote
Si le quartier de la bohème littéraire et artistique de Schwabing à Munich attire au tournant des XIXᵉ et XXᵉ siècles de nombreux écrivains et artistes, il est durant la Seconde Guerre mondiale l’endroit au sein duquel s’est développé le mouvement de Résistance au national-socialisme La Rose blanche. Alors que l’attentat contre Adolf Hitler, le 20 juillet 1944 à Rastenburg, prend ses racines dans la Révolution conservatrice allemande, puisque le mentor des trois frères Stauffenberg – dont deux ont été liés à cette action – est le poète rhénan Stefan George, la Rose blanche trouve ses origines également, en partie, dans la Révolution conservatrice allemande, via la tendance bündisch de cette dernière, des membres de la Rose blanche appartenant, à l’instar des frères Stauffenberg, à la Jeunesse bündisch. Lionel Baland nous conte l’histoire du mouvement La Rose blanche, qui, à côté des idées du personnalisme chrétien, de l’humanisme allemand et du fédéralisme européen, est aussi une tendance patriote dont les principaux dirigeants sont morts exécutés sous le IIIe Reich durant la Seconde Guerre mondiale.













