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Culture

La Rose blanche est patriote

La Rose blanche est patriote

Si le quartier de la bohème littéraire et artistique de Schwabing à Munich attire au tournant des XIXᵉ et XXᵉ siècles de nombreux écrivains et artistes, il est durant la Seconde Guerre mondiale l’endroit au sein duquel s’est développé le mouvement de Résistance au national-socialisme La Rose blanche. Alors que l’attentat contre Adolf Hitler, le 20 juillet 1944 à Rastenburg, prend ses racines dans la Révolution conservatrice allemande, puisque le mentor des trois frères Stauffenberg – dont deux ont été liés à cette action – est le poète rhénan Stefan George, la Rose blanche trouve ses origines également, en partie, dans la Révolution conservatrice allemande, via la tendance bündisch de cette dernière, des membres de la Rose blanche appartenant, à l’instar des frères Stauffenberg, à la Jeunesse bündisch. Lionel Baland nous conte l’histoire du mouvement La Rose blanche, qui, à côté des idées du personnalisme chrétien, de l’humanisme allemand et du fédéralisme européen, est aussi une tendance patriote dont les principaux dirigeants sont morts exécutés sous le IIIe Reich durant la Seconde Guerre mondiale.

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Le trône de Fer : les failles d’un mythe moderne (Partie 4)

Le trône de Fer : les failles d’un mythe moderne (Partie 4)

« Le trône de fer » est la série-phare de la génération Y, et des années 2010. Commencée en 2011, et finie en 2019, riche de huit saisons 73 épisodes, 330 personnages (dont 56 % trouvent la mort pendant la série) et déjà deux spin-off, elle a su incarner une époque.Malgré son immense popularité, elle a pâti d’une fin ratée, décriée par ses fans et par ses propres acteurs. Dans cette série d’articles, Léon Guillot (stagiaire de l’Institut Iliade, promotion Isabelle de Castille) se penche à la fois sur les mécanismes fondamentaux des mythes classiques et sur les difficultés et impasses de leur retranscription fictionnelle et télévisuelle.

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Cannes : « Fjord », dans les eaux glaciales du progressisme

Cannes : « Fjord », dans les eaux glaciales du progressisme

La deuxième Palme d’or de Cristian Mungiu n’a rien d’un consensus confortable. Présenté en compétition au Festival de Cannes, « Fjord » vient surtout troubler une sélection cannoise dominée cette année par des films persuadés de parler depuis le camp évident du Bien. Mungiu, lui, fait exactement l’inverse : il organise frontalement la collision de deux systèmes de valeurs irréconciliables alors même qu’ils appartiennent tous deux à l’espace européen. Et il le fait sans jamais offrir au spectateur le confort moral d’une position stable.

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« Notre salut » : libre d’obéir

« Notre salut » : libre d’obéir

Présenté en compétition au Festival de Cannes, Notre salut d’Emmanuel Marre vient former un diptyque aussi involontaire que fascinant avec « Les Rayons et les Ombres » de Xavier Giannoli sorti plus tôt cette année. Les deux films racontent finalement la même chose : non pas la collaboration idéologique des fanatiques, mais celle des médiocres, des arrivistes et des ambitieux frustrés qui voient dans l’effondrement d’un pays une occasion historique d’accéder enfin à la place qu’ils pensent mériter. Là où Giannoli faisait déjà preuve d’une remarquable honnêteté intellectuelle dans son traitement de Jean Luchaire — moins monstre doctrinaire que bourgeois vénal fasciné par le pouvoir — il restait prisonnier d’une mise en scène extrêmement classique. Emmanuel Marre, lui, trouve une forme parfaitement cohérente à son sujet : brute, instable, presque documentaire. Et c’est précisément cette contemporanéité formelle qui fait de « Notre salut » un film beaucoup plus marquant.

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Imma von Bodmershof, de Hellingrath à Heidegger

Imma von Bodmershof, de Hellingrath à Heidegger

Imma von Bodmershof a été la fiancée de Norbert von Hellingrath, tombé au front en décembre 1916, et a ensuite correspondu avec le philosophe Martin Heidegger. Elle a été, au cours de deux périodes différentes de son existence, liée à travers eux à l’œuvre du poète Friedrich Hölderlin, redécouverte par le premier et fournissant au second les ressources poétiques permettant d’opérer le Kehre (« tournant ») au sein de sa philosophie. Lionel Baland retrace la vie d’Imma von Bodmershof qui a publié des romans et des poèmes décrivant la vie rurale en Autriche et évoquant la perte des traditions et de la ruralité.

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Le trône de Fer : les failles d’un mythe moderne (Partie 3)

Le trône de Fer : les failles d’un mythe moderne (Partie 3)

« Le trône de fer » est la série-phare de la génération Y, et des années 2010. Commencée en 2011, et finie en 2019, riche de huit saisons 73 épisodes, 330 personnages (dont 56 % trouvent la mort pendant la série) et déjà deux spin-off, elle a su incarner une époque.Malgré son immense popularité, elle a pâti d’une fin ratée, décriée par ses fans et par ses propres acteurs. Dans cette série d’articles, Léon Guillot (stagiaire de l’Institut Iliade, promotion Isabelle de Castille) se penche à la fois sur les mécanismes fondamentaux des mythes classiques et sur les difficultés et impasses de leur retranscription fictionnelle et télévisuelle.

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Tom Wolf : Balzac à New York

Tom Wolf : Balzac à New York

New York, années 80 : l’argent coule comme une drogue dure, Wall Street se prend pour l’Olympe. Avec « Le Bûcher des vanités », Tom Wolfe transforme la ville-monde en une gigantesque jungle sociale où traders, militants, journalistes, avocats et petits caïds s’entre-dévorent. Héritier américain de Balzac et de Zola, inventeur du « Nouveau Journalisme », Wolfe signe une fresque féroce, drôle et prophétique sur la guerre des vanités modernes.

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Le trône de Fer : les failles d’un mythe moderne (Partie 2)

Le trône de Fer : les failles d’un mythe moderne (Partie 2)

« Le trône de fer » est la série-phare de la génération Y, et des années 2010. Commencée en 2011, et finie en 2019, riche de huit saisons 73 épisodes, 330 personnages (dont 56 % trouvent la mort pendant la série) et déjà deux spin-off, elle a su incarner une époque.Malgré son immense popularité, elle a pâti d’une fin ratée, décriée par ses fans et par ses propres acteurs. Dans cette série d’articles, Léon Guillot (auditeur de l’Institut Iliade, promotion Isabelle de Castille) se penche à la fois sur les mécanismes fondamentaux des mythes classiques et sur les difficultés et impasses de leur retranscription fictionnelle et télévisuelle.

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« Le trône de Fer » : les failles d’un mythe moderne (Partie 1)

« Le trône de Fer » : les failles d’un mythe moderne (Partie 1)

« Le trône de fer » est la série-phare de la génération Y, et des années 2010. Commencée en 2011, et finie en 2019, riche de huit saisons 73 épisodes, 330 personnages (dont 56 % trouvent la mort pendant la série) (1) et déjà deux spin-off, elle a su incarner une époque.Malgré son immense popularité, elle a pâti d’une fin ratée, décriée par ses fans et par ses propres acteurs. Dans cette série d’articles, Léon Guillot (auditeur de l’Institut Iliade, promotion Isabelle de Castille) se penche à la fois sur les mécanismes fondamentaux des mythes classiques et sur les difficultés et impasses de leur retranscription fictionnelle et télévisuelle.

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La grande peur des petits marquis de l’édition parisienne

La grande peur des petits marquis de l’édition parisienne

Paris est de nouveau entré en résistance. La bête immonde est de retour. Diantre ! Vincent Bolloré, le propriétaire et patron, a décidé de se séparer du responsable et éditeur des éditions Grasset, autrefois maison d’édition de l’excellent écrivain Ra-mon Fernandez, entre autres. Un changement de responsable éditorial, Olivier Nora est donc viré. Un crime de lèse-privilégiés du petit microcosme éditorial parisien de l’entre-soi.

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Les comptines ne comptent (hélas) déjà plus

Les comptines ne comptent (hélas) déjà plus

Après avoir redonné vie à nos vieilles vaisselles, il est grand temps de restaurer les belles lettres, et surtout les images qu’elles font naître, de nos comptines. Des souvenirs les plus lointains de l’enfance aux fredonnements inattendus qui ponctuent nos instants d’inattention, les comptines conservent un pouvoir d’enchantement intact, si tenace qu’il s’ancre durablement dans notre culture nationale. C’est pourquoi préserver les livres anciens qui rassemblent ces comptines constitue un impératif essentiel. Ils fixent une iconographie à rebours du flot d’images dégradées des plateformes en ligne de diffusion de vidéos, trop souvent vouées à anesthésier l’imaginaire de nos enfants. Alors, comme le veut le proverbe « une forte imagination produit l’événement », hâtons-nous d’en préserver les sources et d’en raviver les formes !

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« Underdog » : du côté de Rabelais et de Villon

« Underdog » : du côté de Rabelais et de Villon

Quand la jeunesse héroïque et misérable de Sylvester Stallone croise celle d’un enfant du prolétariat béarnais, cela donne un bouquin qui bouscule la bienséance littéraire et fait souffler le grand air de l’invention romanesque : « Underdog »(Éditions Séguier). Ce premier livre est l’acte de naissance d’un grand écrivain doublé d’un satiriste salutaire : Bruno Marsan !

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Actuellement en kiosque – N°220 – juin – juillet 2026

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