
Lovecraft : l’horreur est cosmique, l’erreur est humaine
Qui connaît vraiment Howard Phillips Lovecraft (1890-1937), gentleman désargenté de Providence, plus anglais que les Anglais, plus européen que les Européens, aristocrate sans château, matérialiste hanté par les dieux, faux misanthrope qui aura passé sa vie à correspondre avec ses amis ? Dans « Lovecraft. La modernité en horreur » (La Nouvelle Librairie/Institut Iliade), Aristide Leucate nous entraîne, d’une plume érudite et virevoltante, à la découverte d’un penseur antimoderne, nourri de Spengler, qui voyait dans la civilisation industrielle et marchande une forme de barbarie. Une lecture indispensable.













