The Square

Le conservateur en chef d’un grand musée d’art moderne de Stockholm se fait voler son téléphone... Palme d’or surprise en 2017 au Festival de Cannes, The Square, du cinéaste suédois Ruben Östlund passe au gril le milieu de l’art contemporain.
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Père divorcé de deux petites filles, Christian est un élégant quadragénaire à qui tout réussit. Conservateur en chef d’un prestigieux musée d’art moderne de Stockholm, il fait appel à une agence de marketing pour susciter l’intérêt des médias sur « The Square », une nouvelle exposition prônant la confiance et l’égalité entre tous. Mais en pleine rue, et sans comprendre comment, il se fait voler son portefeuille et son portable. Retrouvant la trace de son téléphone grâce au bornage, Christian entraîne son jeune assistant dans l’immeuble de banlieue où l’appareil a été localisé. Dans chacune des boîtes aux lettres, Christian glisse une lettre de menaces pour obtenir la restitution de ce qui lui a été dérobé…

Humour et noirceur
Comment une succession de grains de sable, banals en apparence, peut-elle faire vaciller les valeurs humanistes les plus fièrement défendues ? Soucieux du bien-être des autres, Christian (Claes Bang, d’une classe époustouflante), qui roule en voiture électrique haut de gamme pour préserver l’environnement, va voir non seulement ses convictions bousculées, mais également son statut de membre de l’upper class blanche occidentale être remis en question. Avec autant de noirceur que d’humour, le Suédois Ruben Östlund tire à tout-va. D’abord sur le monde de l’art contemporain et ses concepts au verbiage abscons que pointe Anne, la journaliste interprétée par Elisabeth Moss. Mais aussi sur la défaillance des politiques publiques face à l’explosion des inégalités, et ces conventions policées que mettent à mal la violence de l’enfant injustement accusé ou la lâcheté de généreux mécènes lors de la paroxystique scène du dîner de gala. Palme d’or à Cannes, le tableau grinçant d’une société opulente promise au naufrage.

Source : Arte

Une réponse

  1. Il y a longtemps que j’évite de lire « le Monde », que je fuis France-culture et que je zappe Arte.
    Eh bien, merci éléments pour cette (petite) divine surprise.
    Un film délicieux et une charge goûteuse contre l’art contemporain.
    Encore merci.

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