The Kinks, trouble-fêtes du rock anglais

Considéré comme trop turbulent, moqueur et versatile, le groupe The Kinks est resté au pied du podium britannique qui a consacré les Beatles, les Rolling Stones et les Who. Entre pétulance pop et dépressions créatives abyssales, ce documentaire narre la carrière en grand huit des Kinks et de leur génial leader Ray Davies. Ce documentaire de Christophe Conte complète très bien l'article de Fabien Niezgoda, publié dans notre numéro 173, « La "décence ordinaire" des Kinks ».
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« Aussi bons que les Beatles », « Ce que la pop a fait de plus beau »… Au panthéon du rock et de l’avis même des critiques, les Kinks auraient sans doute mérité de ne pas rester au pied du podium britannique qui a consacré, pour l’éternité, les Beatles, les Stones et les Who. Mais le groupe fondé par les frères Ray et Dave Davies en 1963 fut considéré comme trop turbulent, moqueur et versatile pour accéder à la couronne. Ces Londoniens tissèrent pourtant une œuvre d’une classe folle, marquée par une ingéniosité musicale et une élégance d’écriture rares. Ils apparaissent ainsi comme des pionniers dans au moins cinq genres : le rock garage bourré de distorsions (« You Really Got Me » et « All Day and All of the Night »), la chronique sociale, à la fois satirique et mélancolique (« Sunny Afternoon », « Waterloo Sunset »), les fresques nostalgiques (les albums Arthur (Or the Decline and Fall of the British Empire) et The Kinks Are the Village Green Preservation Society), les comédies musicales fantasques (« Lola »), voire le rock FM triomphant des années 1980.

Ray d’ombre et de lumière

Ancienne plume des Inrockuptibles et spécialiste reconnu de la pop des sixties, Christophe Conte retrace la saga des tumultueux Kinks, l’une des plus formations les plus influentes, comptant notamment Jam, Madness, Blur ou Arctic Monkeys parmi leurs descendants. Il s’attache à percer l’énigme Ray Davies, inspirateur génial mais éternel outsider, paria indocile et, paradoxalement, chantre du British way of life. Par l’entremise d’archives (dont des interviews des frères Davies) et d’éclairages de biographes et d’experts comme Michka Assayas, son documentaire restitue parfaitement l’envergure et les zones d’ombre de leur royaume pop, d’où sourd le murmure d’un album en préparation, le premier depuis 1993.

Source : documentaire et texte d’Arte

Pour en savoir plus :
Éléments n°173 : « La “décence ordinaire” des Kinks
», par Fabien Niezgoda

Une réponse

  1. Bonjour ,Je ne peux que souscrire à cent pour cent ! Les KINKS représentent ceux qui s’est fait de mieux dans cette « Vague » Anglaise des sixties .Leurs position « inférieur  » en notoriété est le résultat d’une non percée sur les U.S.A à une époque .Autre Groupe Anglais avec un talent énorme, les SMALL FACES qui possédait deux compositeurs de grande envergure .Steve Marriot et Ronnie Lane .Notre Johnny National a repris des titres (De bel façon) de Marriot – Lane …

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