ÉLÉMENTS : Trente ans après la création de Terre & Peuple, quel regard portez-vous sur le chemin parcouru ?
TERRE & PEUPLE. D’abord, nous sommes toujours là. Et notre cap n’a pas varié. D’aucuns sont actifs depuis les origines et des jeunes continuent à nous rejoindre, attirés par notre singularité, tant doctrinale qu’en termes d’actions. Nous avons creusé un sillon unique, avec des activités en régions, dans nos bannières, un site Web alimenté tous les jours, une newsletter, la revue, trimestrielle, et des publications qui traitent des fondamentaux.
ÉLÉMENTS : Quelle est la singularité de Terre & Peuple ? La place accordée aux traditions européennes, au paganisme, à la longue mémoire, à l’écologie enracinée ? Autres ?
TERRE & PEUPLE. Terre & Peuple poursuit l’œuvre entamée par Pierre Vial et ses deux présidents d’honneur, Jean Mabire, puis Jean Haudry, en assumant une démarche identitaire, seule à même pour nous de préserver notre spécificité européenne. Cela passe par une réappropriation de notre héritage, ethnique, culturel et spirituel. Héritage païen, car c’est ainsi que l’Europe s’est construite. Pour autant, nous assumons aussi les deux derniers millénaires, et d’ailleurs nous comptons de nombreux sympathisants catholiques, curieux de la totalité de notre héritage. Le paganisme représente pour nous une approche du monde enracinée, mémorielle et vivante. Pas un folklore qu’il faudrait réinventer.
La structuration du monde indo-européen, mise en évidence par Jean Haudry – immense linguiste qui a consacré sa vie aux études indo-européennes –, relève pour nous du corpus doctrinal, et ce faisant de notre construction intime. Elle porte notre vision du monde européen. Ce n’est pas seulement une approche intellectuelle.
Quant à l’écologie enracinée, bien entendu, oui, c’est pour nous un thème tout naturel, si j’ose dire, et de toute éternité.
ÉLÉMENTS : Votre dernière livraison – et couverture – consacre un important dossier au cheval. Pourquoi ce thème ?
TERRE & PEUPLE. Tout ce qui est européen est nôtre. La première représentation pariétale de l’homme européen est un cheval. Sans le cheval, point d’expansion indo-européenne, point de chevalerie, etc.
Chaque numéro de Terre & Peuple comporte un dossier spécifique. L’affaire Epstein pour le dernier numéro, le 108, avec notamment une analyse chinoise, tout à fait inhabituelle. Et désormais, en plus, un entretien visant à approfondir la relation spécifique qui nous unit à tel ou tel élément structurant de notre identité européenne, en l’éclairant depuis nos origines. Dernièrement : la chasse, le cheval. Avec un regard singulier. Pour le cheval, par exemple, nous n’avons pas interrogé un « simple » sachant, mais un ancien écuyer en chef du Cadre noir. Ce qui nous permet d’avoir une approche non seulement scientifique, mythologique, historique et équestre, mais vécue, à nulle autre pareille. De même, pour un sujet sur le taureau, sous l’angle de la mythologie, jusqu’à son prolongement actuel, à savoir la corrida, nous avons interrogé un matador.
À venir : la musique, le mercenariat, la Beauté, etc. Mais aussi, des périodes de notre histoire à même de nous orienter pour demain. Prochainement : la Reconquista, l’Empire romain. Les sujets ne manquent pas…
ÉLÉMENTS : À qui s’adresse aujourd’hui Terre & Peuple ? À un noyau militant, à des lecteurs en quête de repères, à la nouvelle génération… ?
TERRE & PEUPLE. À vrai dire, aux trois. Un militant sans une solide formation métapolitique risque fort de s’égarer. Certains lecteurs militent, d’autres non. Quant aux jeunes, dès leur plus tendre enfance, l’État profond les biberonne aux contre-vérités et les réseaux sociaux ont vite fait de leur donner le tournis. Nous offrons aux identitaires un corpus culturel et doctrinal, associé à des analyses et des expériences de terrain, synthèse probablement unique. Nous ambitionnons de servir d’éveilleurs et de boussole dans un monde en perte de repères.
ÉLÉMENTS : Quels sont les objectifs de la revue ?
TERRE & PEUPLE. La revue pose les jalons. Et elle demeure. Contrairement aux parutions numériques, aussi vite disparues qu’elles sont apparues.
C’est une revue métapolitique. Elle s’intéresse à certains sujets d’actualité (Ukraine, Iran, etc.), mais en s’appuyant sur la profondeur historique. Elle apporte donc sur ces sujets un recul qui fait cruellement défaut par ailleurs. Chaque numéro comporte un dossier (technologie, la question religieuse, etc.). Également, nous l’avons vu, un entretien sur un thème structurant pour notre conscience identitaire. Nous traitons aussi de l’actualité des publications de notre courant de pensée, et des découvertes scientifiques en linguistique, archéologie et génétique, plus particulièrement.
Nous avons donc vocation à apporter aux identitaires, trop souvent mus par leur instinct, une vision de notre civilisation structurée, profonde et réfléchie, seule garante de notre cohésion et des succès de nos combats. Au-delà, bien entendu, nous nous adressons aussi à l’ensemble de nos peuples, aux individus curieux de leur racines, particulièrement dans l’Europe francophone.
Pour consulter le site de Terre & Peuple :




