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Jeune fille lesbienne - Femmes gays s'embrassant en public.

Terminus Absurdistan

On vit décidément une époque formidable. À chaque jour son nouveau caprice : trans, inclusif, mutant, délirant. Dans le monde réellement renversé qui est le nôtre, le réel dépasse, et de loin, la fiction et même la science-fiction.
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Les écrivains dystopiques sont accablés, acculés, vaincus, contraints de rendre les armes face à un réel dépassant, et de loin, leurs plus terrifiantes inventions, leurs plus absurdes prémonitions et mêmes leurs plus délirants fantasmes. Désormais, les choses sont claires : la réalité dépasse l’affliction.

Qui, en effet, aurait osé imaginer des lesbiennes à grosses bites agressant à coups de sac à mains des militantes féministes jugées trop peu accueillantes aux « luttes trans », rebaptisées TERF (Trans-exclusionary radical feminist) et presque qualifiées de « fascistes » ? Qui aurait pensé qu’un quadragénaire barbu ferait un jour baisser les yeux à un journaliste en lui reprochant de le présenter comme étant un homme ? Qui aurait osé suggérer que des parents seraient fiers et heureux d’envoyer leurs petits garçons à l’école maquillés et habillés comme des filles ? Qui aurait eu l’audace d’affirmer que des politiciens s’affirmant de gauche présenteraient comme un « progrès sociétal » la légalisation de l’achat d’enfants par la bourgeoisie occidentale à des ouvrières pondeuses du tiers-monde ? Personne ! Même le plus détraqué des écrivains opiomanes n’aurait pas osé.

La norme de l’anormal

Dans ce grand asile à ciel ouvert peuplé de zombies à cheveux bleus en précarité menstruelle se laissant pousser des lianes de poils sous les aisselles qu’est devenu le monde moderne, il n’y a plus de place pour la science-fiction car c’est le présent qui s’est entièrement virtualisé, empruntant un vortex parallèle et basculant dans la 4e dimension. Le train du bon sens, de l’intelligence et de la cohérence a déraillé. Le mur du réel sur lequel, jadis, venaient se fracasser les utopies les plus mortifères ou les plus grotesques, n’existe plus, fragilisé puis finalement rasé par les « déconstructeurs » de tous poils. Même l’ironie et la dérision, anciennes gloires françaises, ont démissionné après avoir été mises au pas par les matraques judiciaires des aboyeurs associatifs pour qui n’importe quel prurit sexuello-identitaire infra-minoritaire devient un intouchable totem. 

Plus de races, plus de peuples, plus de communautés, plus de lignées, plus de sexes, plus de parents, plus d’enfants… Uniquement des individus-mondes, se réduisant à eux-mêmes et à leurs névroses, atomisés, désincarnés, hyper-sensibles, arrogants et hargneux, à la prétention n’ayant d’égale que la susceptibilité, considérant toute limitation posée à leur dégueulis égotique comme une insupportable agression. Le saccage des normes, règles et principes séculaires, fruits de l’expérience et du temps long, et l’abolition rigolarde de toutes transcendances ont abouti à la guerre de tous contre tous, à la prolifération des individualités à la fois fragiles et tyranniques, éructant leur orgueilleuse suffisance entre deux prises de médicaments et un rendez-vous chez le psy.

Le meilleur des immondes

Ce Grand Dérèglement prépare inévitablement le terrain au Grand Remplacement. Car qui trouvera encore la force et l’abnégation suffisantes pour défendre ce vaste cirque, sinistre et pathétique, où plus rien, même la biologie, n’a de sens ni de valeur et où les esprits rétifs à l’actuelle grande guignolade ubuesquo-criminelle sont traités comme des pestiférés bons pour les geôles du meilleur des mondes ?

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