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Le président de la République François Mitterrand avec son conseiller Hubert Védrine

Rwanda : la réponse d’Hubert Védrine à lire dans Éléments

Dans les colonnes d’Éléments, actuellement en kiosque, l’ancien secrétaire général de l’Élysée, Hubert Védrine récuse les accusations contre la France : « Accuser la France pour son rôle au Rwanda, c’est un peu comme si l’on accusait les pompiers qui ont tenté d’arrêter l’incendie de Notre-Dame en leur disant qu’il fallait arriver la veille. »
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Après l’Algérie, le Rwanda ! Une fois de plus, Emmanuel Macron a entonné la complainte de la repentance. À l’occasion d’une visite officielle au Rwanda, le président français a reconnu hier, jeudi 27 mai, et à quatre reprises, la responsabilité de la France pour son rôle dans le génocide de 1994. À Kigali, dans l’enceinte du Mémorial de Gisozi, le président français est même allé jusqu’à dire qu’il espérait de la part des rescapés du génocide qu’ils aient le « don de nous pardonner », reprenant intégralement les éléments de langage dictés par MUSE, le cabinet d’avocats américains de Washington, commandé par le gouvernement rwandais !

« Les gauchistes en folie de la place de Paris »

Dans l’entretien exclusif qu’il a accordé à Éléments, l’ancien secrétaire général de l’Élysée de François Mitterrand, Hubert Védrine récuse avec force ces accusations qui ont été savamment construites par « tous les gauchistes en folie de la place de Paris pour régler leurs comptes avec François Mitterrand, la Ve République et la France comme puissance », appuyés par certains médias, en particulier « Le Monde, [qui] n’a jamais donné une seule fois la parole à des auteurs qui défendent une autre thèse que celle en cours officiellement à Kigali ». Pour l’ancien ministre, « accuser la France pour son rôle au Rwanda, c’est un peu comme si l’on accusait les pompiers qui ont tenté d’arrêter l’incendie de Notre-Dame en leur disant qu’il fallait arriver la veille ».

Reprenant la chronologie des événements avec minutie, l’ancien ministre décrit cette campagne médiatique très habile de Paul Kagame qui a conduit à l’« une des plus grandes fake news lancées contre notre pays depuis la guerre froide ». Le président rwandais a terrorisé les auteurs qui le dérangeaient en les traitant de négationnistes alors que personne ne nie le génocide. « En revanche, explique-t-il, il y a des doutes sur l’action de Paul Kagame avant le génocide et après, au Congo notamment. »

Pour Védrine, François Mitterrand a compris très tôt les risques énormes de cette guerre civile : « La France est le seul pays au monde au sujet duquel on ne peut faire aucun reproche, sauf celui d’avoir sous-estimé l’intelligence tactique de Paul Kagame. »

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