Michel Thibault, président du GRECE
La remigration est-elle possible? Oui, parce que vitale pour l’avenir de notre civilisation européenne.
Aucun peuple ne peut accepter de devenir minoritaire sur son sol.
Pour autant les migrants ne sont pas des ennemis, en majorité, ils fuient leur pays pour améliorer leurs conditions et nourrir leur famille.
Que faire?
Il faut d’abord arrêter les arrivées en détruisant les réseaux de passeurs ainsi que les embarcations, avant leurs départs.
Ensuite expulser tout les OQTF, les sans papiers et les auteurs de délits.
Dénoncer le discours du patronat sur le besoin de main d’oeuvre (la France compte 7,5 millions de chômeurs).
S’attaquer au travail clandestin très présent dans certaines filières professionnelles (restauration, bâtiment, livraisons…)
Arrêter le regroupement familial et le faire savoir.
Mais pour être crédible, la remigration doit aussi s’attaquer aux causes des départs, en proposant des formations professionnelles aux partants, ainsi que des projets de développements dans le pays d’origine. La remigration doit avoir un volet attractif pour réussir.
Il faudra de l’argent, alors qui paiera ?
Les multinationales présentes sur le continent africain, qui exploitent les richesses mais ne les paient pas à leur juste valeur, avec la complicité des gouvernements corrompus.
La remigration attractive permettra à l’Afrique de retrouver sa jeunesse et un espoir réel de développement, et à l’Europe d’éloigner le danger de submersion.
Arnaud Guyot-Jeannin, journaliste et essayiste
« Remigration » : plus j’entends ce mot chez ses zélateurs identitaires – les seuls à défendre leur identité essentialisée – plus je m’interroge, plus je ne comprends pas ce que recouvre exactement ce qualificatif qui, si l’on y regarde bien, ne renvoie à rien d’autre qu’à un conformisme de l’anticonformisme. J’en comprends bien sûr le sens général : le rapatriement des immigrés extra-européens dans leur pays d’origine. Mais précisément, ce vocable ne s’avère-t-il pas trop générique pour rendre compte de la réalité contingente ?
« Remigration » toujours : pourquoi la véritable question n’est jamais posée ? En effet, de quelle remigration parle ses partisans précisément? On ne sait jamais vraiment… Alors, de quoi peut-elle se doter ? D’abord, toute remigration ne peut faire fi de la justice et de l’humain (ce qui est déjà le cas par le phénomène de l’immigration en sens contraire) envers un peuple différencié qui est déterminé par la famille, la commune, la région, la nation, l’espace continental, la religion. Or, les remigrationnistes cèdent la plupart du temps à un réflexe captant l’attention des autres par des formules magiques et incantatoires qui ne résolvent pas en amont les situations délétères que posent l’immigration et la remigration.
La « remigration » est un leitmotiv, une expression qu’on entend à droite comme celle qui est remplacée « l’inversion des flux migratoires » par exemple. Imprécises quant au fond de ce qu’elles expriment, ces expressions sont souvent entachées d’un racisme euphémisé qui le dispute à un antiracisme créolisé pour les immigrationnistes zélés.
La guerre civile a commencé dans certains secteurs de la société française, en raison des violences commises par les islamo-racailles ou talibanlieusards. Mais, rien ne serait pire encore, si les Français autochtones en venaient à adopter une action de combat engendrant une violence qui s’ajoute encore à la violence actuelle. La politique de la terre brûlée n’est jamais la solution. On connaît bien la formule connue de Maurras : « Le désespoir en politique, est une sottise absolue ». En effet, la politique du pire est la pire des politiques. De plus, il n’est pas certain du tout que le nombre de Français de souche soient en mesure de remporter un conflit guerrier face à des allochtones plus nombreux et mieux préparés à une guerre intérieure. En tout cas, une bonne remigration circonstanciée régulerait les paniques identitaires et insécuritaires que nous subissons.
Si, le terme de « remigration » renvoie à l’immigration comme un corollaire opposé, il doit bien sûr y répondre de façon proportionnée et par sa possible application. La remigration éviterait alors une réalité systémique dans notre vie de tous les jours : les ravages du libéralisme mondialisé (libre circulation des hommes, des capitaux, des marchandises et des services). Ces hommes qui deviennent des nomades et des monades broyés dans le grand mortier d’un capitalisme sans foi, ni loi.
Rompre les chaînes du Capital
Mondialisation oligarchique et Immigration de masse déracinent les peuples et les communautés subsistantes en France dans une logique rentable et comptable qui fait peser à la baisse les salaires des Français et exploiter, par là même, une main d’œuvre de travailleurs immigrés évoluant dans des conditions insupportables. Nous assistons à une délocalisation.
Une remigration humaine, mais ferme ne peut être menée qu’avec une volonté politique propre de la part des gouvernants. Elle va de pair avec l’arrêt de nouvelles migrations qui sont préjudiciables aux Français comme aux immigrés eux-mêmes, la suppression du regroupement familial et de toutes les pompes aspirantes qui sont autant de signes envoyés aux étrangers désireux de s’installer en France, la mise en place de la préférence nationale qui n’est pas la préférence raciale comme certains ne le disent pas pudiquement et en raison des lois liberticides Pleven et Gayssot, enfin le renvoi des immigrés extra-européens clandestins et délinquants sur leur sol national en coopérant avec les pays natifs.
L’immigration de travail est une armée de réserve du Capital. Brisons les chaînes de ce dernier pour la limiter, sans quoi la remigration restera un vœu pieux ou une malchance pour la France comme l’est déjà l’immigration.
© Photo : Arnaud Guyot-Jeannin




