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Punaise de lit

Punaises de lit, une priorité du gouvernement dans ces temps troublés…

Enfin ! Notre gouvernement affiche ses priorités pour l’avenir de la France. Ce n’est ni l’inflation, ni le pouvoir d’achat, encore moins l’immigration – c’est… c’est l’invasion des punaises de lit, nouvelle priorité nationale.
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L’urgence à régler, ce n’est pas la hausse des prix des carburants qui grève le budget de millions de travailleurs. Ce n’est pas l’usine à gaz (si j’ose dire) du mécanisme européen de détermination des prix de l’électricité qui ruine EDF et les Français. Ce n’est pas l’islamisme qui tue, les fous d’Allah qui menacent des fidèles dans les églises de France en brandissant des couteaux. Ce n’est pas la cherté mondiale du blé. Ce n’est pas le naufrage de notre système éducatif, la faillite financière et politique de la justice, les zones de non-droit. Ce n’est pas le refus obstiné de l’Algérie de rapatrier ses délinquants frappés d’une obligation de quitter notre territoire. Ce n’est pas la hausse continue des loyers et de l’immobilier qui empêche nos jeunes, même diplômés et munis d’un emploi, de se loger, de se marier et de faire des enfants. Ce n’est pas le fait que l’Allemagne va acheter des avions de chasse américains plutôt que de se fournir chez Dassault. Ce n’est pas notre industrie en déshérence, incapable de fabriquer du paracétamol, des bouteilles d’oxygène médical ou des puces électroniques. Ce n’est pas, ce n’est pas…

Punaises et morpions

Non ! La priorité, ce ne sont pas les puces (pour ça, on a Taïwan et la Chine), ce sont les punaises de lit… Et là, ça va barder. Même qu’on annonce un grand plan national. Le plan Rueff, à côté, c’était de la gnognotte.

Là, on met les moyens. Si l’on en croit l’AFP, Ouest-France, Le Parisien, bref, les organes de presse qui s’intéressent aux problèmes vitaux de la nation, on ne mobilise pas moins de trois ministères, on crée un organisme de coordination interministériel et on va même créer un Observatoire de la punaise de lit. Et ça, c’est bien ! Des observatoires, justement, on en manquait. Il en existe déjà des dizaines pour tout et n’importe quoi, mais pas pour ça. Et puis les observatoires, c’est comme le Conseil économique, social et environnemental ou le Conseil constitutionnel, ça remplit un rôle social. Ça permet de recaser aux frais de la princesse les vieux politiciens, les députés battus sans emploi et les anciens membres du cabinet de Marisol Touraine (on dirait qu’il y en a autant que de rats à Paris).

Pour présider l’Observatoire, j’ai une proposition à faire. Il paraît que Benjamin Grivaux est libre en ce moment. Justement, il a travaillé avec Marisol Touraine.

C’est vrai qu’il n’est pas spécialiste de la punaise de lit, mais, si l’on en croit certaines vidéos dont il fut le producteur et le réalisateur, il a une expérience certaine du traitement des morpions. Punaises, morpions, ce n’est pas loin. Et puis, pour une fois qu’on aurait à la tête d’un Observatoire de la République un manuel plutôt qu’un intellectuel…

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