N° 47
juin 2017

Paganisme

La littérature universitaire souffre d’une méconnaissance profonde de ce courant cultuel. Nous ne comprenons même plus que des peuples civilisés aient pu prier Zeus, Athéna ou Apollon. Pendant des siècles, l’étude des religions anciennes est restée cantonnée à l’exégèse critique formulée par les historiens chrétiens, avant de passer entre les mains d’universitaires laïques qui, en dehors de quelques exceptions notables, n’ont jamais réellement cherché à saisir leur sujet de l’intérieur. L’heure est donc plus que jamais venue de reprendre avec honnêteté le déchiffrement de la théologie païenne.

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Au sommaire du N°47 de Krisis

  • Entretien avec Marc Halévy / Les sagesses anciennes et leurs héritiers.
  • Jean-François Gautier / La théogonie d’Hésiode.
  • Thibault Isabel / Est-il donc si absurde d’adorer des dieux?
  • Entretien avec Michel Maffesoli / Catholicisme et paganisme.
  • Diane Rivière / Le patrimoine païen au fond de l’âme postmoderne.
  • Philippe Forget / La Fortune, divinité de l’Occident.
  • Alain de Benoist / Le massacre des Saxons païens de Verden.
  • Baptiste Rappin / Du paganisme à la philosophie ou la dimension chtonienne de la raison.
  • Falk Van Gaver / Une religion de la nature ?
  • Jean-François Gautier / Damascios et le néoplatonisme païen.
  • Entretien avec Françoise Bonardel / Un dieu à venir?
  • Alain Gras / La gnose, une pensée de tous les temps.
  • Jean Guiart / Les missionnaires occidentaux face au «paganisme» dans le Pacifique sud.
  • Károly Kerényi / Le texte : L’esprit de la fête dans les religions antiques (1940).

Comment peut-on être païen ? Cette question ne manquera pas d’étonner dans une Europe très largement christianisée, où l’adoration des dieux ne signifie plus rien et semble renvoyer à un tissu primitif de superstitions. Si l’on sondait l’opinion, gageons que nos contemporains ne verraient dans la résurgence du paganisme qu’un épiphénomène dérisoire et incompréhensible. Les mystères du Christ et de la Trinité suscitent déjà les moqueries de bien des athées, et la fréquentation des Églises subit une chute sans précédent. Pourquoi diable irait-on s’éprendre de divinités d’un autre âge ? Et pourquoi se donnerait-on la peine de prendre au sérieux les religions de l’Antiquité ?

La littérature universitaire souffre d’une méconnaissance profonde de ce courant cultuel. Nous ne comprenons même plus que des peuples civilisés aient pu prier Zeus, Athéna ou Apollon. Pendant des siècles, l’étude des religions anciennes est restée cantonnée à l’exégèse critique formulée par les historiens chrétiens, avant de passer entre les mains d’universitaires laïques qui, en dehors de quelques exceptions notables, n’ont jamais réellement cherché à saisir leur sujet de l’intérieur. L’heure est donc plus que jamais venue de reprendre avec honnêteté le déchiffrement de la théologie païenne.

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