N° 46
janvier 2017

Nation et souveraineté ?

Nous voyons surgir à chaque décennie une véritable révolution technologique qui bouleverse la société : l’automobile, la télévision, le téléphone portable, l’Internet. Face à des changements aussi rapides, l’ici et l’ailleurs n’ont plus guère de signification. Les gens finissent par se demander qui ils sont, et d’où ils viennent. Cette situation explique la résurgence de l’idée nationale dans le discours politique. Devant l’infini de l’horizon, on cherche à renouer des racines. Reste à savoir sous quelle forme, et par quels moyens.

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Description

Au sommaire de KRISIS n°46

Éditorial

Entretien avec Pierre Manent / Le sentiment national dans un monde en crise.

Charles Taylor / Démocratie, nationalisme et exclusion.

Thibault Isabel / Individualisme, nationalisme et identité à l’ère du village global.

Entretien avec Dominique Schnapper / La république face aux problèmes d’intégration.

Pierre-André Taguieff / Sous le « populisme » : le nationalisme.

Entretien avec Pierre-André Taguieff / La révolte contre les élites ou la nouvelle vague populiste.

Guy Hermet / Les voisinages incertains du populisme.

Frédéric Dufoing / La doctrine de l’État fédéral et le déficit démocratique européen.

Denis Collin / Faut-il enterrer l’État-nation ?

Otto Bauer / Document : Le concept de nation (1907).

David L’Épée / Nation et résistance aux empires : le cas helvétique.

Louis Narot / Charles Maurras et le nationalisme intégral.

 

Nous vivons à l’ère de la mondialisation. Les flux de communication n’ont jamais été aussi intenses. Nous échangeons sur les réseaux sociaux avec des Américains, des Brésiliens ou des Chinois, alors que, dans le même temps, nous ignorons parfois jusqu’au nom de notre voisin de palier. Le monde moderne rétrécit la distance qui nous sépare du lointain, tout en nous éloignant paradoxalement de notre prochain, c’est-à-dire de celui qui se trouve au sens propre « juste à côté de nous ». La modernité engendre des bienfaits indéniables, sans lesquels nous ne pourrions plus vivre : nous sommes heureux de voyager, de découvrir d’autres contrées avec une facilité inédite dans l’histoire. Mais la mondialisation implique un brouillage des repères. Tout évolue à un rythme frénétique. Autrefois, les hommes vivaient dans le même monde, de la première à la dernière heure de leur vie. Or, depuis un demi-siècle, notre paysage a été considérablement dépaysé. Nous sommes confrontés à des produits matériels et culturels venus des quatre coins du globe, comme les plats que nous mangeons, les films que nous regardons ou les vêtements que nous portons. Et nous voyons surgir à chaque décennie une véritable révolution technologique qui bouleverse la société : l’automobile, la télévision, le téléphone portable, l’Internet. Face à des changements aussi rapides, l’ici et l’ailleurs n’ont plus guère de signification. Les gens finissent par se demander qui ils sont, et d’où ils viennent. Cette situation explique la résurgence de l’idée nationale dans le discours politique. Devant l’infini de l’horizon, on cherche à renouer des racines. Reste à savoir sous quelle forme, et par quels moyens.

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