N° 44
juin 2016

Modernité

Telle qu’elle s’érige lentement depuis cinq ou six siècles, la modernité se nourrit de l’idéologie qui la fonde : le modernisme. Elle se donne pour but de conduire à un progrès continu de l’esprit humain, à travers le perfectionnement des sciences, du goût, des mœurs et de la société. Mais ce projet titanesque, prométhéen, s’est écrasé contre un mur. Nous attendions des lendemains qui chantent ; or, le présent ne cesse de déchanter. Le nihilisme gagne donc du terrain, et nos idéaux s’effondrent.

24,00

Partager sur facebook
Partager sur twitter

Description

Au sommaire de KRISIS n° 44

Éditorial

  • Entretien avec Françoise Bonardel / Modernisme, antimodernité, tradition.
  • Myriam Revault d’Allonnes / Crise et modernité.
  • Jean-François Gautier / La conscience universelle.
  • Thibault Isabel / Essor et déclin de la modernité dans l’Histoire.
  • Costanzo Preve / Les trois stades de la modernité capitaliste.
  • Entretien avec Rémi Brague / Modernité et religion.
  • Bernard Bourdin / Le fondamentalisme religieux et les fondements de la modernité.
  • Karlheinz Weissmann / Le national-socialisme, une idéologie moderniste ?
  • Youness Bousenna / La décadence, autopsie d’un fantôme européen.
  • Michel Maffesoli / Georg Simmel : modernité et post-modernité.
  • Entretien avec Michel Maffesoli / L’ère du postmoderne.
  • Jonathan Daudey / Nietzsche, médecin de la modernité.
  • Jean-François Gautier / La révocation artistique de l’espace pictural.
  • Matthieu Giroux / Le primat moderniste du principe d’action.
  • Charles Péguy / Le texte : Le monde moderne et l’argent (1914).

Telle qu’elle s’érige lentement depuis cinq ou six siècles, la modernité se nourrit de l’idéologie qui la fonde : le modernisme. Elle se donne pour but de conduire à un progrès continu de l’esprit humain, à travers le perfectionnement des sciences, du goût, des mœurs et de la société. Mais ce projet titanesque, prométhéen, s’est écrasé contre un mur. Nous attendions des lendemains qui chantent ; or, le présent ne cesse de déchanter. Le nihilisme gagne donc du terrain, et nos idéaux s’effondrent.
Reste que le projet modernisateur, malgré ses excès, stimulait les hommes d’une manière positive et féconde. Il leur donnait le souffle de la liberté, le goût des horizons lointains. Sur les ruines de cette ambition ne poussent plus que des fleurs déjà fanées avant d’éclore. Nous autres, contemporains, avons besoin de retrouver du sens, ne serait-ce qu’en faisant le deuil de nos vieilles chimères. Il nous faut refonder un monde, une espérance, une culture. Et, pour cela, nous devons d’abord dresser le bilan de la modernité.

Avis

Il n’y pas encore d’avis.

Soyez le premier à laisser votre avis sur “Modernité”

Complétez votre collection

,
49
Nature
décembre 2018
,
47
Paganisme
juin 2017
163
A l’Est du nouveau !
décembre 2016
162
La Guerre civile
octobre 2016
,
45
Progrès ?
septembre 2016
,
44
Modernité
juin 2016
,
43 - PDF
L’Amérique ?
mars 2016
,
42
Socialisme
décembre 2015
,
41
Sexe-Genre
septembre 2015
40
Identité
mars 2015
63-64
Les Germains
mars 2014
,
39
Sciences
septembre 2013
,
38
Education
septembre 2012
,
37
Religion ?
avril 2012
,
35
Le Chaos ?
mai 2011
134
La question animale
janvier 2010
131
Demain les Russes
avril 2009
102
Le sexe en cage
septembre 2001
73 - PDF
La République (version PDF)
février 1992
46
Les écrivains
septembre 1990
45
Economie
décembre 1988
Panier
Boutique