Pourquoi nous détestons les journalistes?

Pas vu à la TV ! Pourquoi nous détestons les journalistes ?

Une fois de plus, la Nouvelle Librairie a fait l’objet d’une violente agression des antifas. Une fois de plus, les médias centraux n’en ont pas soufflé mot. Une fois de plus, le réel n’a pas eu lieu.
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Une fois de plus, la Nouvelle Librairie a fait l’objet d’une violente agression des antifas. Une fois de plus, les médias centraux n’en ont pas soufflé mot. Une fois de plus, le réel n’a pas eu lieu.

Dans la nuit du 3 au 4 octobre, la veille de la venue de Jean-Marie Le Pen pour la présentation de ses mémoires, Le Tribun du peuple (qui attirera près de 500 personnes, quand même), les deux vitrines de la Nouvelle Librairie ont été démolies à coups de marteau. Pas une ligne dans les médias centraux, silence radio. On a eu beau envoyer un communiqué de presse à l’AFP. Rien, nadanothing ! Ah, l’AFP, c’est notre agence Tass à nous, le plus gros producteur français de fake news – et de no news, ne les oublions pas celles-là. D’un clic, le Système vous efface, tout en brandissant la liberté d’expression, l’impartialité de la Presse, le martyr des journalistes en Russie, des homosexuels en Tchétchénie, des végétariens en Papouasie !

« Là où on brûle des livres, on finit par brûler des hommes. » Combien de fois l’a-t-on entendue, cette phrase de Heine, dont ceux qui la citent ne savent pas trop si c’est une marque de bière ou de ketchup. Mais en fait, ça dépend des livres : il y a les incinérables et les autres. Même chose avec les hommes. Dans les écoles de journalisme, on regarde en boucle Fahrenheit 451, on se fait peur à bon compte en dénonçant les autodafés de livres par les nazis en 1933, mais qu’une librairie soit la cible récurrente d’attaques violentes des antifas, rien. Manifestement, cela ne suscite aucun émoi chez les journalistes. Ni chez les libraires, ni chez les éditeurs. Toujours cet usage sélectif de l’indignation – et dans la plus parfaite unanimité. Car à tous les coups, on réagit à l’unisson, comme un banc de sardines, comme une colonie de perroquets. Quand on s’indigne, c’est à l’instar d’un chenil, dans un concert de jappements. Indignez-vous, indignez-vous, aboie-t-on à l’envi ! Mais la vérité, c’est que vous ne vous indignez pas, vous vous alignez !

Les indignations des journalistes sont branchées sur courant alternatif. Le moindre graffiti antisémite fait la une des journaux, la simple évocation du saucisson à l’ail vous vaut un procès en islamophobie, la plus petite des blagues misogynes transforme Marlène Schiappa en prédicatrice de la castration chimique, le plus petit pet de travers sur l’immigration pousse tous les Gérard Noiriel du monde et les Tontons macoutes du Monde à faire de vous un délinquant de la pensée. Mais pas pour les salauds de fachos. Tuez-les tous, le Dieu de la presse reconnaîtra les siens.

La presse a besoin du diable, elle a besoin de nous dépeindre comme des créatures diaboliques. Pour pouvoir nous lyncher publiquement, puis nous laisser crever en silence. Notre diabolisation justifie la Guerre sainte qu’elle mène contre nous. Elle lui permet de nous néantifier à volonté, sans jamais entrer en contradiction avec son Éthique du journalisme, sa Déontologie, ses grands mots sur la Liberté d’expression. Purée, la bonne blague !

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