Macron guerre

Nous sommes en guerre ! Fort bien, mais où sont les criminels de guerre ?

Il va de soi que toute ressemblance avec un président en exercice, un virus existant ou une molécule miracle – le président Macron, Agnès Buzyn, la chloroquine, que sais-je d’autre – est purement fortuite. Mais imaginez un pays lointain, appelons-le Hexagonie, dirigé par un satrape sorti couronné de l’ENA qui se prenait pour Jupiter avant d’être rebaptisé Choupinet par son armée mexicaine de parlementaires.
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Un bien curieux personnage, ce Choupinet. Avant de devenir l’honni-président de la ploutocratie hexagoniale, il a longtemps été associé-gérant dans un organisme de philantropie générale reconnu d’inutilité publique, la banque Prothschild sise à Lutécia rive droite, la capitale des affaires (et des « affaires ») du pays. Aujourd’hui, l’ancien banquier, assis sur le trône de Franconie, est en guerre contre le Covid-19. Covid quoi ? Il y a dix jours à peine il croyait que c’était le nom d’une capsule spatiale. Aujourd’hui, c’est le péril invisible. La mobilisation générale après la démobilisation générale, en somme ! Ça doit être cela le fameux « ni-ni ». Nous voici donc en guerre. Ne l’a-t-il pas lui-même martelé à six reprises lors d’une allocution martiale, suivant un vieux procédé de dramatisation : l’anaphore. On se souvient qu’en son temps, un autre capitaine de pédalo, François Hollande, qui dirigea la Satrapie hexagoniale, s’y essaya – avec le succès que l’on sait (« Moi président… »). Ainsi, après avoir tourné six fois la langue dans sa bouche, Choupinet est donc parti, au septième coup de langue, en guerre. Brrr, le coronavirus en frémit d’avance.

Après tout, Paris vaut bien une épidémie

En guerre, vraiment ? Mais alors où sont les armes bactériologiques, les munitions promises, les gants, les masques, les gels, les aspirateurs ? Si nous sommes en guerre, pourquoi nous y avoir engagé la fleur au fusil Chassepot, avec en guise de masque à gaz du papier mâché ? Si nous sommes en guerre, alors Choupinet imprévoyant n’est-il pas… un criminel de guerre ? Et sa ministre de la Santé, la doctoresse Busard, on ne sait trop comment l’appeler, n’est-elle pas elle aussi une criminelle de guerre ? Sait-elle, cette buse, qu’un de ses quasi-homonymes, le général Bazaine, a été condamné à mort il y a cent cinquante ans, en 1870, pour avoir failli dans sa tâche de commandement face à l’armée prussienne ? N’a-t-elle pas failli dans sa tâche de ministre en déclarant que le risque de propogation du coronavirus – qu’elle fait rimer comme dans une pièce de Molière avec Diafoirus – était « pratiquement nul » ? N’ont-ils pas failli, tous les deux, pour avoir considéré que les exhibitions priapiques du bouffon Griveaux présentaient un péril de mort supérieur au coronavirus ? Après tout, Paris vaut bien une épidémie ! N’ont-ils pas failli pour avoir livré au plus gros producteur mondial de masques FFP2 notre maigre stock stratégique, tout en traitant par-dessus jambe cet exotique cas chinois (une « dictature », pfuit) ? N’ont-ils pas failli pour n’avoir rien anticipé, rien vu venir, rien fait ? Pour s’être pavané, lui et la régente Choupinette, au théâtre et applaudir à une pièce qui résume à elle seule le mode de gouvernance choupinettienne : Par le bout du nez ? L’histoire, prémonitoire, d’un président de la République victime d’une démangeaison nasale – le coronavirus ? – qui mène ses sujets par le bout du nez… N’a-t-il pas failli, lui matamore élyséen, pour avoir déclaré sur le ton de Je suis Charlie : « Nous ne renoncerons à rien. Surtout pas aux terrasses, aux salles de concert, aux fêtes de soir d’été. Surtout pas à la liberté » – alors qu’il allait nous en priver, alors que nous nous préparions à être terrassés ?Veni, vidi, victis, je suis venu, j’ai vu et j’ai été vaincu. Ainsi pour le président de la Satrapie hexagoniale, mieux valait-il ne pas prévenir que guérir et ne pas guérir que mourir. Comment expliquer sans cela les atermoiements gouvernementaux sur la chloroquine ? Oui, non, peut-être ! Mais allons-y, que diable ! Aux grands maux, les grands remèdes. Mais non, on va très hippocratiquement tester la chloroquine sur des souris pendant dix mois, puis sur des lapins blancs en reproduction, puis sur Agnès Buzin, avant de statuer en fin de banquet autour d’un comité Théodule. Et quand il y aura 100 000 morts, on administrera enfin la chloroquine, mais aux survivants. La belle affaire ! La vérité, c’est que la tragédie en cours ressemble à une tragi-comédie et la « guerre » à une « drôle de guerre », comme celle de 1939-1940. On sait comment tout cela finit.

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