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Le magazine des idées

Les animaux préférés de la rédaction (1)

La biophilie revendiquée depuis près de cinquante ans par Éléments n’est plus à prouver. En témoignage, son dernier numéro, en kiosque, avec en couverture cette question : « L’animal est-il une personne ? » Mais après la théorie, la pratique… Nous avons demandé aux collaborateurs d’Éléments quelques lignes sur leur animal préféré et les raisons de leur compagnonnage.
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Alain de Benoist : « J’habite avec cinq chats »

Je vis actuellement avec cinq chats (mais il serait sans doute plus juste de dire que j’habite chez eux) : en premier lieu le seigneur Orion, alias Lustucru, gros chat gris d’origine incertaine (norvégienne, sans doute) à poils longs qui règne en pacha sur la meute, puis Mirabelle, dite aussi Archimède, femelle tricolore rendue par l’âge quelque peu acariâtre, les frères Castor (« Frispou ») et Pollux (« J’ai peur »), qui sont de petit format mais d’une extrême gentillesse, et enfin le dernier arrivé, un jeune et solide gaillard dénommé Monsieur Moustache. Les raisons de ce compagnonnage ? Je n’aime pas à donner des raisons. Disons seulement que, comme beaucoup d’écrivains, je m’imagine mal vivre sans chats. Je trouve que les félins ont quelque chose de divin. Cela dit, j’aime aussi les chiens et tous les autres animaux – et je rêve de supplices raffinés pour ceux qui mutilent les chevaux !


Laurent Schang : « Le chien et pas le chat »

Le chien, définitivement. J’ai toujours vécu entouré de chiens, sauf en ce moment où cela m’est impossible. Le chien et pas le chat. Un animal auquel on ne peut pas se fier, qui vous aime quand il a faim et qui vous griffe si ça lui chante, merci bien. Passe encore les odeurs de litière, mais a-t-on déjà vu un chat suivre son maître à la guerre ? Je ne sache pas non plus qu’un chat se soit jamais laissé mourir de chagrin sur la tombe de son propriétaire. Parlons-en : comme défenseur de la maison, on fait mieux. Qu’on me présente un chat guide d’aveugle, un chat d’avalanche ou un chat antidrogue et je daignerai peut-être réviser mon jugement. De toute façon je suis allergique aux poils de chat. Donc le chien, avec une préférence pour les bâtards, souvent plus intelligents et résistants aux années, l’expérience me l’a montré. Et le cerf élaphe, sans conteste l’animal le plus noble et majestueux de nos forêts, s’il m’était offert de choisir mes armoiries – ce qui n’est pas près d’arriver.


Guillaume Travers : « Billy est de toutes mes lectures »

Billy à l’état civil, « Billouchat » ou « Billouche » selon qu’il est mignon ou qu’il gratte le tapis, cet être très joueur, pas voleur, est de toutes les lectures, de toutes les séances d’écriture. Parfois inconscient, il tombe de la table ou du sofa en se roulant, puis se fait aisément pardonner toutes ses facéties. Signes distinctifs : il ne boit que dans un arrosoir et garde quelques séquelles d’une chute de deux étages qui en a fait un être sauvage pendant plus d’un mois dans Paris.

Demain la suite de la rédaction avec Emeric Cian-Grangé , David L’Épée, Christophe A. Maxime  et Nicolas Gauthier… 

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