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Le temps des gens ordinaires

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Frédéric Taddeï reçoit Christophe Guilluy, géographe, sur le thème : « Le temps des gens ordinaires. »

À la une du New York Times, habillés d’un gilet jaune, poursuivis par les journalistes britanniques à l’occasion du Brexit, fêtés comme des héros pendant la crise sanitaire, redevenus des sujets d’études pour les chercheurs, de nouvelles cibles du marketing électoral pour les partis, les gens ordinaires sont de retour.

Les « classes populaires », le « peuple », les « petites gens » sont subitement passés de l’ombre à la lumière. Les « déplorables » sont devenus des « héros ». Cette renaissance déborde désormais des cadres du social et du politique pour atteindre le champ culturel.
De Hollywood aux rayons des librairies, la culture populaire gagne du terrain. Ses valeurs traditionnelles, — l’attachement à un territoire et à la nation, la solidarité et la préservation d’un capital culturel — imprègnent tous les milieux populaires.

Jack London usait d’une métaphore pour décrire la société de son temps : la cave et le rez-de-chaussée pour les plus modestes, le salon et les étages supérieurs pour les autres. Et si, aujourd’hui, plus personne ne voulait s’inviter au salon ? Sommes-nous entrés dans le temps des gens ordinaires ?

Source Flammarion

Le temps des gens ordinaires, Christophe Guilluy

Photo : © Patrick Lusinchi

Une réponse

  1. « Le silence du monde culturel » : disons-le, ce monde c’est celui de la gôche (élargie bien sur à sa traîne de droite et « marinesque »).
    Ceci étant, il ne faut pas compter sur le « monde de la culture » pour retisser des liens.
    Alain de Benoit, François Bousquet : je ne doute pas que vous allez vous saisir encore davantage de ces analyses … pour aller plus profond.

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