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Le magazine des idées
Paris bas-ventre de Richard Millet aux éditions La Nouvelle Librairie

Le RER, bas-ventre du multiculturalisme ?

Le RER est l’observatoire idéal du multiculturalisme si l’on admet avec Richard Millet que la « France » d’aujourd’hui, ce n’est plus le métro à six heures du soir, mais les trains de banlieue aussi bondés que colorés. L’exotisme à portée de train.
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Sous le sol de Paris s’envole une chanson. Elle est née de la plume de Richard Millet. Et ce qu’elle nous raconte est à frémir. Adieu le Paris de Piaf. Adieu le Paris des poètes et des accordéonistes. Adieu la rime sonore de Verhaeren qui, au siècle dernier, décrivait déjà la modernité terrifiante des villes tentaculaires. Car si nous retrouvons dans Paris bas-ventre un peu de ses « foules inextricables », leur quotidien n’a rien de poétique : navigo, affluence, trafic ralenti, « please mind the gap beetween the train and the platform »… Dans les couloirs sombres du RER, même notre langue semble avoir disparu. L’heure est à l’homme nouveau, cosmopolite, créolisé, conforme, ce million d’âmes mondialisées qui transitent entre une banlieue de plus en plus lointaine et un travail de plus en plus désincarné au cœur d’une cité-monde, c’est-à-dire prise d’assaut par le monde.

La descente en rappel d’un écrivain

Dans une prose unique et combative, Richard Millet s’insurge contre cette réalité que nombre de Français subissent chaque jour. Après le trou des Halles, qu’il avait naguère évoqué dans une émission mémorable de Ce soir (ou jamais !) devant des invités médusés, il nous accorde une seconde virée dans l’antre cauchemardesque du multiculturalisme et de la misère humaine. Un aller sans retour.

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