Florina

L’anniversaire des Gilets jaunes commence ce soir avec Fiorina

Qui a tué le mouvement des Gilets jaunes ? Je vous le donne en mille : les antifas et la BAC, main dans la main, ne leur en déplaise. La milice et la police. Avec la complicité, pour ne pas dire l’approbation, des médias centraux.
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Venez nombreux ce soir à la Nouvelle Librairie. Rendez-vous à 18 heures, au 11 rue de Médicis, 75006, pour rendre hommage à Fiorina, petit bout de gilet jaune éborgné par les sbires de Macron et de Castaner. L’anniversaire des Gilets jaunes commence ici, avec 48 heures d’avance.

La vraie figure des Gilets jaunes, c’est elle, d’abord parce qu’elle est défigurée. Ensuite parce les « antifas », qui ont épuré les défilés depuis des mois, veulent épurer les blessés.
Qui a tué le mouvement des Gilets jaunes ? Je vous le donne en mille : les antifas et la BAC, main dans la main, ne leur en déplaise. La milice et la police. Avec la complicité, pour ne pas dire l’approbation, des médias centraux. Les journalistes qui s’extasient sur les foules à Alger et à Hong Kong, sur les printemps arabes, sur les Pussy Riot et les « dissidents » du monde entier, applaudissent des deux mains quand la police française tire sur un Gilet jaune posté les bras en croix sur les Champs-Elysées ! Ce Gilet jaune, c’est Fiorina qui publie aux éditions Via Romana Tir à vue, la répression selon Macron.

Tir à vue, garde à vue, perdu de vue. Tous les Gilets jaunes sont là, dans cet effacement du regard, dans ce processus d’invisibilisation sociale. Il fallait que la France des invisibles devienne invisible à elle-même.

Fiorina, c’est le bilan du macronisme. Elle n’est pas seulement le visage d’Emmanuel, elle est l’orbite de Brigitte. Si le grand, si le tendre Charles Péguy était encore des nôtres, il aurait tiré de cette vie une suite à son si puissant « De Jean Coste » sur les conditions de vie de la France périphérique (et non pas celle qui est après le périphérique, et monopolise la compassion médiatique).
Il faut lire le livre de Fiorina. On croyait que c’était une gueule cassée. C’est autre chose. Trop délicate pour être cassée. C’est plutôt une gueule brisée ou fêlée. « Cassée » ne rend pas suffisamment compte de la fragilité qui se dégage d’elle, de son visage de petit oiseau blessé, de moineau fragile, d’oisillon assombri, hémiplégique et cyclopéen. Elle est furtive, discrète, effacée (toujours ce processus d’invisibilisation), jusqu’à ce qu’elle se décide à violer sa nature, à forcer sa timidité. Alors on se dit qu’en un autre temps, qu’en un autre lieu, un destin à la Évita Peron se serait peut-être offert à elle.

Sa grandeur tient toute entière dans sa modestie têtue. Cette modestie appartient en propre à sa classe sociale. Mieux : à la conscience que cette classe se fait de son rang social.
Oui, c’est un personnage selon Péguy ; une âme française telle qu’il l’entendait.

Venez nombreux saluer ce soir ce petit miracle.

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