La religion du progrès

Alain de Benoist revient ici sur la notion de progrès, ce mot-valise qu’idolâtrent aujourd’hui nos sociétés de consommateurs, rassurées de savoir que demain sera nécessairement et irréversiblement mieux qu’aujourd’hui. Cette théorie du progrès sécularise une conception linéaire du temps, apparue dans la Bible et rompant avec la philosophie antique, où prévalait une conception cyclique du temps et un éternel retour du même.
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Conférence d’Alain de Benoist, prononcée lors du colloque « Regards croisés sur notre identité », le samedi 26 octobre 2019, à Paris.

Alain de Benoist revient ici sur la notion de progrès, ce mot-valise qu’idolâtrent aujourd’hui nos sociétés de consommateurs, rassurées de savoir que demain sera nécessairement et irréversiblement mieux qu’aujourd’hui. Cette théorie du progrès sécularise une conception linéaire du temps, apparue dans la Bible et rompant avec la philosophie antique, où prévalait une conception cyclique du temps et un éternel retour du même. Cette théorie a gagné en envergure au XVIIe siècle, lorsque l’essor des techniques et des sciences a nourri l’optimisme et poussé des philosophes tels que Descartes et Francis Bacon à poser la maîtrise de la nature comme l’objectif de l’homme. Le vieux rêve prométhéen, condamné par les dieux de l’Olympe, prenait forme et désacralisait le cosmos, relégué au statut de simple mécanique à connaître et à instrumentaliser. Dès lors, seul compte le futur. La tradition ne peut qu’être écrasée – et doit être écrasée – par la supériorité des modernes. Le règne du « novum » prévaut. Insatiablement.

Source : Academia Christiana

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

S’abonner à la newsletter de la revue Éléments