La Nouvelle Librairie

La Nouvelle Librairie n’a pas été attaquée, c’est L’Express qui le dit

« Si la presse n’existait pas, il ne faudrait pas l’inventer », disait le grand Balzac dans son impérissable Monographie de la presse parisienne. Il ne connaissait pas Camille Vigogne Le Coat, aujourd’hui journaliste à L’Express, après avoir grenouillé un peu partout, Le Monde, Les Inrocks, TF1, LCP, “C politique” (France 5), dans la plus parfaite consanguinité (le même recrute la même).
Partager sur facebook
Partager sur twitter
Partager sur linkedin

Baguenaudant au 11 rue de Médicis le jour où Jean-Marie Le Pen, l’ex-président du FN, présentait le deuxième tome de ses mémoires à la Nouvelle Librairie, une journaliste de L’Express en service commandé n’y a croisé qu’une centaine de personnes et des garçons aux « cheveux ras » (1)… 350 personnes se sont inscrites à la dédicace du « Menhir » et il n’y avait certainement moins de crânes rasés que dans les rues du Marais… Passons !

« Si la presse n’existait pas, il ne faudrait pas l’inventer », disait le grand Balzac dans son impérissable Monographie de la presse parisienne. Il ne connaissait pas Camille Vigogne Le Coat, aujourd’hui journaliste à L’Express, après avoir grenouillé un peu partout, Le Monde, Les Inrocks, TF1, LCP, “C politique” (France 5), dans la plus parfaite consanguinité (le même recrute la même). On voit qu’elle a été à bonne école. Une pro-fes-sion-nel-le ! Il n’empêche : avant de faire des reportages à la mode soviétique, elle gagnerait à voir un bon ophtalmologue. Avec des verres de correction, elle aurait peut-être vu que les vitrines de la librairie avaient été de part en part démolies à coups de marteau. Et si elle avait poussé la conscience professionnelle jusqu’à interroger la jeune et courageuse libraire de 26 ans, celle-ci lui aurait confirmé qu’il y en avait pour plus de 10 000 euros de dégâts, que c’était la cinquième fois que sa librairie était attaquée par les « antifas », et qu’un des responsables n’était rien d’autre que son voisin de bureau Jérôme Dupuis, également journaliste à L’Express, qui avait tranquillement appelé au saccage de la Nouvelle Libraire. Mais là, non, rien. Est-ce étonnant ? Camille Vigogne Le Coat n’a d’ailleurs jamais rien vu. Le genre de journaliste politique à écrire une bio officielle Je serai président. L’histoire du jeune et ambitieux Alain Juppé, six mois avant sa déroute aux primaires ! On ne sera pas surpris d’apprendre qu’elle est spécialisée dans l’« exxxtrême droite », un beau métier, autant dire qu’elle est greffière du tribunal médiatique. Vigogne, gigogne, cigogne, corbeau donc. Elle retranscrit les verbatim des condamnés à mort sur le ton d’une fiche de police. On imagine qu’elle envoie ensuite ses papiers sous pli au procureur en faisant croa croa comme dans le film de Clouzot. De nos jours, un bon reporter est un bon rapporteur.

(1) – L’Express, 17 novembre : « ce soir-là, une centaine de personnes l’attendaient, dont de nombreux étudiants venus d’Assas, des jeunes hommes aux cheveux rassemblant surgir d’une autre époque. »

Laisser un commentaire

Sur le même sujet

S’abonner à la newsletter de la revue Éléments