Je n’y crois pas !

« Je n’y crois pas ! » s’exclament parfois les adolescents pour marquer leur stupeur. Le spectacle qu’offrent depuis quelques années les employés du système politique et médiatique, les hommes et les femmes que ce système recrute et promeut, me donne régulièrement l’envie de crier moi aussi : « Je n’y crois pas ! »
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Avez-vous déjà rencontré des êtres qui combinaient, à un tel degré, l’incompétence, la vulgarité, l’inculture, la morgue et la vacuité ? Sans évoquer Christophe Castaner, dont le cas est exemplaire, comment penser à une Marlène Schiappa ou à une Sibeth Ndiaye sans éprouver immédiatement le plus sûr mépris ? Commenter leur déclarations et leurs diverses gesticulations est d’ailleurs superflu : cela saute aux yeux qu’il est impossible de les raisonner, de les réformer, de les convaincre de l’inanité de ce qui leur tient lieu de pensée. Ces gens-là appartiennent à une classe absolument étrangère à tout ce que nous aimons et défendons. Nous ne sommes pas seulement séparés de cette médiocre oligarchie par la politique mais par notre morale, notre esthétique, tout ce qui constitue notre vision du monde et devrait fonder le style de notre vie.

Un rouleau compresseur dans une Ferrari, hahaha !

Dans Le Point du 4 juin 2020, je viens de lire le portrait d’Agnès Pannier- Runacher, secrétaire d’État à l’Industrie, qui « incarne au gouvernement une forme de libéralisme de gauche ». « Je n’y crois pas ! » me suis-je une fois de plus écrié en découvrant cette effrayante représentante d’un nouveau monde déjà vétuste et toujours sans joie. Cette dame est ainsi louée par Monsieur François Fassier, qui a travaillé sous ses ordres à la Compagnie des Alpes, exploitant de stations de ski et de parcs d’attractions : « Agnès ? C’est un rouleau compresseur avec un moteur de Ferrari. Elle est obsédée par les résultats. Même ses enfants doivent apprendre systématiquement le programme de l’année suivante ! Cela a pu déplaire à certains, mais j’ai adoré cela. Parce qu’elle est drôle, brute de fonderie et qu’elle sait s’appuyer sur l’expertise des hommes. Quand elle s’engage, elle le fait à fond. Elle testait toutes les attractions, et c’était la première à se mettre en maillot en me traînant par les pieds dans les parcs aquatiques. Sous son mandat, on a pu convaincre les actionnaires d’investir massivement. C’était une vraie dirigeante, avec une vision. »

Julius Evola écrivait : « Si le grand chef d’entreprise se consacre totalement à l’activité économique, il en fait, par une auto-défense instinctive, une sorte de stupéfiant dont il ne peut plus se passer – car s’il s’arrêtait il ne verrait que le vide autour de lui et ressentirait toute l’horreur d’une existence privée de signification. » N’en doutons pas, Agnès Pannier-Runacher a l’étoffe d’un grand chef d’entreprise.

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