16 mars (J+17) :
– Le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole de l’armée israélienne, déclare que Tsahal a détruit 70 % des lanceurs de missiles iraniens.
– Toujours d’après l’armée israélienne, les pertes des forces de sécurité iraniennes s’élèveraient à au moins 10 000 hommes.
– Le Hezbollah revendique 23 attaques visant les positions israéliennes dans le nord d’Israël et au Sud-Liban.
– Tsahal annonce le lancement imminent d’une opération terrestre ciblée, afin de consolider la « zone de défense avancée » israélienne au Sud-Liban.
– Les organisations caritatives estiment à 1 million le nombre de Libanais déplacés depuis le début des affrontements.
Quelques observations à J+18 :
– La coalition ne parle plus de renverser le régime iranien, mais d’empêcher le relèvement du pays, ce qui s’apparente à un aveu d’échec.
– De fait, l’État iranien ne s’est pas effondré, il rend coup pour coup sans donner l’impression d’avoir utilisé ses meilleurs armes (emploi de drones bon marché pour saturer/épuiser les défenses aériennes). Les missiles les plus sophistiqués (Fattah 1 et 2, Emad, Ghadr, Khorramshahr), hors de portée des systèmes d’interception israéliens, ont été encore peu utilisés.
– Ce qui pose une nouvelle fois cette question, vieille comme le bombardement stratégique : la supériorité aérienne des forces combinées est certes totale, mais est-elle suffisante pour emporter la décision ?
– Autre question : si l’administration Trump se contente de ce résultat (affaiblissement durable de l’État iranien et réouverture du détroit d’Ormuz), quelle liberté d’action les Américains laisseront-ils à Israël ?
– Quelle que soit l’issue du conflit, les coalisés auront sous-estimé la puissance iranienne, la solidité des structures étatiques iraniennes et leur capacité de résilience.
Sources : RUSI, ISW, La Vigie, Zone Militaire, The War Zone.



