Délit d’homophobie. Accusé Bousquet, levez-vous, taisez-vous, couchez-vous !

François Bousquet, notre rédacteur en chef, est sur la sellette. Son papier, paru dans le dernier numéro d’Éléments, consacré selon ses mots à « l’alliance de la braguette homosexuelle et du zizi souverainiste », a entraîné une levée de boucliers. Que, quoi, comment, salaud ! La parole à la défense !
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ÉLÉMENTS : Après votre papier intitulé « Souverainisme et pédérastie », la communauté gay et les cercles souverainistes vous tombent dessus. Pourquoi ce suicide politique, François ?

FRANÇOIS BOUSQUET : Je fais seulement remarquer dans le dernier numéro d’Éléments que le zizi tricolore souverainiste est – souvent ? parfois ? – homosexuel. Pourquoi ? J’avance des hypothèses dans l’article incriminé. Qu’on le lise. Après, on en débat. On n’abat pas. Le souverainisme a en France un quart de siècle d’existence, mais on a l’impression qu’il sort de la Galerie de l’évolution de la science politique. C’est poussiéreux, c’est vieillot, c’est un petit train touristique qui va du mausolée de Gaulle, à Colombey-les-Deux-Églises, jusqu’au Moulin-Rouge. Si ça gêne les z’inquizizitrices et les z’inquiziziteurs, tant pis pour « ielles ».

Franchement, j’en peux plus des pleureuses professionnelles. Je les appelle les pleureuses à jeton. C’est comme pour les machines à sous : vous mettez une pièce et ça couine, ça couine. Les indigénistes, les féministes, les « Bidules Lives Matter », maintenant les LGBT souverainistes. Allez pleurnicher chez votre psy, allez vous réfugier chez maman, chez papa, chez tata, où vous voulez, j’en sais rien, je m’en fous. Allez vous tripoter dans un coin en lisant Le fil de l’épée. Chacun son truc. Avoir la gaule en lisant de Gaulle, très peu pour moi. Mais on ne peut plus, pour des questions de décence morale et esthétique, se réclamer du gaullisme, c’est un produit politique usagé, surexploité, dévalué. Comme un bordel militaire de campagne : trop de monde est passé dessus, trop de kilomètres au compteur. Aujourd’hui, un gaulliste est un veau, au sens que le général a donné à ce mot. En bon français : un con, en tout cas si c’est un souverainiste. Allez parler de souverainisme dans la France périphérique ! De quoi ?… Dans le meilleur des cas, on croira que vous parlez du Roi-Soleil et de l’étiquette de la cour de Versailles. Les gens ne savent pas ce que ça veut dire. C’est un truc d’intellectuels parisiens qui n’osent pas parler d’identité.

ÉLÉMENTS : Face aux violentes réactions et aux demandes de limogeage, la direction pourra-t-elle longtemps couvrir votre homophobie présumée ?

FRANÇOIS BOUSQUET. Je compte sur le soutien du Politburo et de son Premier secrétaire. Cela étant dit, l’homophobie a bon dos. Bientôt, elle commencera à la présomption d’hétérosexualité. La vérité, c’est que je subis quotidiennement le harcèlement publicitaire, médiatique, éditorial, des féministes, des indigénistes, des homosexualistes. Que je sache, les homosexuels n’ont jamais été aussi peu inquiétés, qui s’en plaindra, mais l’homosexualité n’a jamais autant été mise en exergue. Or, on ne connaît pas de société qui ait fait de l’amour entre hommes ou entre femmes la norme, sauf à consentir à sa propre disparition. C’est pourtant ce à quoi nous exhortent les plus radicaux des gays et des lesbiennes comme la sinistre Alice Coffin qui publie chez Grasset, Le génie lesbien (bonjour le suprémacisme), où elle préconise l’apartheid homme-femme (une Afrique du Sud sexuelle en somme). Du délit d’homophobie à la demande d’homoparentalité, c’est trop souvent un statut d’exception qui est ainsi recherché. Au nom de l’égalité des droits ! Eh bien, l’égalité des droits présuppose que les miens soient aussi respectés.

ÉLÉMENTS : La « cancel culture » (la culture de l’annulation qui déboulonne les statues et efface les traces du passé) toucherait-elle Éléments ?

FRANÇOIS BOUSQUET. Merci à Éléments au contraire. C’est le seul journal – le dernier journal, devrais-je dire – où un tel papier peut paraître. Ce qui devrait nous interroger sur la liberté d’expression. Rien de plus comique à cet égard que la tribune de 90 médias sur ladite liberté d’expression. Liberticide, j’écris ton nom. On nous serine du soir au matin avec le droit au blasphème. Or, ce droit au blasphème brandi par les médias centraux répond point par point à la définition que ces mêmes médias donnent des « discours de haine » qu’ils traquent à tout bout de champ. Une fois, c’est autorisé ; une autre, c’est interdit – bref, à géométrie variable. Je revendique quant à moi le droit au blasphème, à la provocation, à la polémique, sans restriction. Pour Riss, protégé par la police ; et pour Ryssen, jeté en prison. Alors que je n’ai pas la moindre sympathie, ni pour l’un ni pour l’autre. L’un écrit des conneries, l’autre en dessine.

Pour lire l’article de François Bousquet, le numéro 186 d’Éléments, actuellement en kiosque et sur notre site.

Une réponse

  1. A la lecture de l’article de François BOUSQUET, il n’était pas très difficile d’anticiper les critiques qui allaient en être faits. Trop délicieux et trop urticant pour être tolérable aujourd’hui. D’autant que François Bousquet s’entend et se lit beaucoup. Et voilà que la chose commence à devenir intolérable : du talent, de l’esprit, un ton au service de la « réaction ». Les belles âmes progressistes rôdaient donc à la recherche de la faille.
    Maintenant, l’auteur de « Courage !  » va avoir besoin de soutien, en tous lieux possibles.

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