COVID-19 : Suisses, il vous est interdit de planter vos salades!

Pour assurer leur autarcie alimentaire durant la Seconde Guerre mondiale, les Suisses avaient converti leurs golfs, parcs et gazons en champs de patates. C’était le fameux « plan Wahlen » qui, de l’avis de beaucoup, a sauvé ce petit pays neutre au milieu de l’Europe occupée.
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Le gouvernement suisse actuel ne semble pas avoir retenu les leçons de la guerre. Il a en effet renoncé à classer les graines et semis parmi les denrées de première nécessité — et en donc a interdit la vente ce printemps dans les magasins restés ouverts.

Imagine-t-on le Conseil fédéral de 1940 empêchant ses concitoyens de planter leurs propres salades ?

Au moment même où le Programme alimentaire mondial met en garde contre une pénurie alimentaire « dans les pays dépendant des importations », le refus de la vente des graines, semis, plantes et plantons apparaît comme l’une des décisions les plus absurdes de ces temps de crise. Croit-on à Berne que Coop et Migros suffiront indéfiniment à nourrir la population ?

Il est vrai que l’autosuffisance alimentaire ne faisait pas partie des mesures préconisées par le « Plan suisse de pandémie Influenza » (5e édition, 2018). Il est vrai aussi que ce plan soulignait lourdement l’importance des réserves de masques et de désinfectant. Où l’on voit toute l’utilité de faire plancher des experts…

Au vu de ce non-sens et de l’absence de réactions politiques, le député Vert neuchâtelois Laurent Debrot a lancé une pétition de citoyens qui a déjà recueilli plus de 27 000 signatures au 3 avril.

Signer la pétition « Le Conseil fédéral doit considérer semences et plantons comme produits de 1ère nécessité » sur change.org

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