COVID 19 : l’Australie remporte le prix «Abou Ghraïb»

Dans l’hystérie hygiéniste déclenchée par le coronavirus, l’Australie et son Premier ministre Dan Andrews (en photo) remportent le prix «Abou Ghraïb» de l’isolement, des traitements brutaux et des consignes absurdes.
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Après le quasi-étouffement d’une jeune femme sans masque par un policier en pleine rue, voici qu’une autre jeune femme de 28 ans, enceinte jusqu’aux yeux, est arrêtée et menotée chez elle, devant ses enfants, alors qu’elle devait se rendre à une échographie.

Son crime? Avoir lancé l’idée d’une manifestation anti-confinement sur Facebook. On le voit sur la vidéo, la pauvre femme est totalement effarée d’apprendre qu’il s’agit d’un crime méritant arrestation. Et la proposition de retirer son post ne sera pas retenue.

Sur quoi, les policiers s’emploient à saisir tout matériel informatique et téléphonique dans la maison. Leur mandat d’arrestation, disent-ils, les y autorise.

Comme le note le journaliste Guy Birchall, « quiconque peut regarder cette vidéo sans ressentir un frisson monter le long de sa colonne vertébrale est soit le type de personne qui aurait interdit à son propre frère d’écouter de la musique occidentale à Berlin-Est, soit tellement ivre de Covid-19 kool-aid qu’il a complètement perdu la raison. (…) Dans les deux cas, il s’agit d’un état policier que toute personne qui jouit et aime la liberté devrait à la fois détester et craindre ».

La police australienne n’est pas à une gestapologie près, puisqu’elle s’autorise également à arracher, au nom de leur « protection », les enfants à leurs familles. Par ailleurs, elle s’est équipée de drones pour faire la traque aux resquilleurs et pratique les irruptions arbitraires dans les maisons pour s’assurer que les citoyens respectent les normes d’aliénation sociale chez eux.

En revanche, comme le souligne Rita Pahani, lorsque les manifestants du mouvement Black Lives Matter se sont rassemblés par milliers pour manifester, ils n’ont rencontré absolument aucune opposition de la part des autorités. Le terrorisme hygiénique, chez les kangourous comme ailleurs, est à géométrie variable.

Source : Les Turbulences

Photo : ©David Crosling

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