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C’étaient les Celtes

La chaîne Arte diffuse jusqu’à la fin du mois d’août (en replay) un documentaire allemand sur les Celtes, en trois parties. Riche des dernières découvertes archéologiques, il réhabilite une civilisation qui a étendu son influence sur tout le continent, et au-delà, fit trembler Rome, avant de succomber à ses légions et de se romaniser. Nos ancêtres pour sûr.
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Issus de la matrice indo-européenne située à l’est dans les plaines russo-ukrainiennes, les Celtes commencent à s’installer en Europe occidentale à partir du début du deuxième millénaire avant notre ère. Ils dominent très rapidement un vaste espace compris entre l’Espagne du nord-ouest et les îles Britanniques, de la Galicie (Pologne) jusqu’à la plaine du Pô. Plus tard certains d’entre eux pousseront même leur influence jusqu’en Asie Mineure où leur art militaire les a fait appeler comme mercenaires ; ce sont les Galates, rameau isolé du centre d’où se diffuse la culture celtique. Ils ne constituent pas un empire unifié mais sont distribués en tribus querelleuses et farouchement jalouses de leur indépendance. Ils savent s’unir cependant face à un danger commun.

Depuis une quarantaine d’années, les remarquables progrès de l’archéologie ont permis d’en apprendre beaucoup sur leur civilisation dont la richesse a totalement démenti le qualificatif de « barbares » dont les affublaient Grecs et Romains. Pourvus d’une langue commune quoique différenciée en dialectes, leur art du bois et des métaux et leurs motifs esthétiques identiques d’un bout à l’autre de leur aire civilisationnelle dépassaient souvent ceux des Romains qui leur ont beaucoup emprunté. Des villes fortifiées (oppida) et un réseau routier assurent des relations permanentes y compris avec le monde méditerranéen. Leur absence d’écriture est peut-être due à un interdit des druides. Ces derniers assuraient l’enseignement et la transmission de l’héritage des croyances religieuses.

De Brennus à Vercingétorix

Le documentaire est chronologique. Sa première partie est axée sur la descente de Brennus au-delà des Alpes qui remporte sur les légions une victoire fulgurante en 387 avant notre ère. S’ensuit le pillage de Rome appelé à inscrire dans la mémoire de Rome un traumatisme durable.

La deuxième partie est consacrée à la conquête de la Gaule par César. Elle montre que les combats furent indécis jusqu’à la reddition de Vercingétorix à Alésia en moins 52. Cette défaite signe la fin de l’indépendance gauloise en même temps que celle du deuxième âge du fer (la Tène).

Ne demeure plus comme foyer de l’autonomie celtique que la Grande-Bretagne conquise par l’empereur Claude au premier siècle de notre ère, l’Irlande et l’Écosse restant préservées. Conquête un moment interrompue par la révolte de Boudicca, une princesse qui mena la guerre de toutes les tribus celtiques durant près de deux ans qui fut finalement défaite face à une armée romaine inférieure en nombre mais tellement mieux organisée. C’est le cœur du troisième épisode de la série.

Finalement, la plupart des Celtes furent rapidement romanisés, leur proximité ethnique et culturelle avec les Latins était telle qu’il pouvait difficilement en être autrement.

La plupart des séquences de ce documentaire sont ponctuées de démonstrations pédagogiques expliquées par des archéologues sur les lieux mêmes de leurs découvertes.

Au premier millénaire avant notre ère, la civilisation celtique dominait toute l’Europe, des îles Britanniques aux hauts plateaux d’Anatolie. De nouvelles découvertes archéologiques révèlent la richesse de cette civilisation, à l’opposé de la « barbarie » décrite par leurs ennemis.

Des découvertes archéologiques révèlent la richesse de la civilisation celtique, à l’opposé de la « barbarie » décrite par leurs ennemis. Deuxième volet : la Tène, ou second âge du fer (450 à 25 av. J.-C.), marque l’apogée de la civilisation celtique, dont le déclin est précipité par la guerre des Gaules.

Le dernier grand chapitre de l’histoire commune des Celtes et des Romains se joue sur les îles Britanniques, où survivent encore certaines des traditions celtiques. Au cours du Ier siècle, des tribus jusqu’alors rivales s’allient contre la puissance conquérante, et c’est une femme qui va prendre la tête de la résistance : Boudicca, reine d’une tribu de la province romaine de Bretagne.

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