
École sous pression : la littérature à l’épreuve du halal
La rentrée n’a pas encore sonné que les nouveaux conflits scolaires sont déjà là. Après les accusations d’islamophobie et le refus tapageur de la laïcité, voici un nouvel avatar de la police islamiste des mœurs : la « littérature halal » ? Sur les réseaux sociaux, de jeunes influenceuses musulmanes ont passé l’été à expliquer quels livres une bonne croyante peut ou ne peut pas lire. Que se passera-t-il lorsque ces prescriptions entreront dans les classes ? Enseignant depuis plus de vingt ans dans des établissements difficiles de la banlieue parisienne, Bruno Gaia connaît ce monde de l’intérieur. Il en a tiré « Blanc cassé », son premier roman, que publie aujourd’hui La Nouvelle Librairie : l’histoire croisée d’un collégien blanc harcelé et d’un professeur confronté à la montée du communautarisme. Ce petit texte sur la littérature coraniquement correcte en donne un avant-goût.













