Le 25 octobre, la Serbie a vécu un véritable séisme politique. Après quatorze années de pouvoir quasi incontesté, le Parti progressiste serbe (SNS) d’Aleksandar Vučić a été évincé par la Liste des étudiants, qui a rassemblé plus de 52 % des voix contre environ 39 % pour le parti sortant. Dans un pays où le régime semblait invincible, où les élections étaient marquées par la pression, la corruption et le contrôle des médias, une participation exceptionnelle de près de 68 % a prouvé qu’il est impossible de gouverner indéfiniment contre la volonté populaire. Ce scrutin ne signe pas seulement la fin d’une époque, il recompose en profondeur le paysage politique serbe et ouvre, pour la droite, une chance inattendue de se reconstruire hors de l’ombre d’un pouvoir qui avait longtemps confisqué le patriotisme.