
Tout le monde il est méchant, tout le monde il est fasciste !
Islamo-fascistes, écolo-fascistes, féministo-fascistes, européo-fascistes, libéro-fascistes… Si l’on en croit la vulgate médiatique et les piaillements militants des uns et des autres, plus de 80 ans après l’exécution de Benito Mussolini, tout le monde, ou presque, de Trump à Macron en passant par Mélenchon, Le Pen, Knafo et Van der Leyen, serait aujourd’hui devenu fasciste.
Une dérive sémantique aussi grotesque que contre-productive, qui, d’une part, participe au confusionnisme intellectuel et idéologique ambiant et, d’autre part, permet à la gauche contemporaine de se dédouaner de sa violence endémique et ses dérives extrémistes.













