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Le magazine des idées

Religions

Merlin dans Excalibur

La désacralisation du monde. Le face à face Alain de Benoist-Thomas Molnar

Pourquoi l’éclipse du sacré ? Voici un débat de haute volée entre deux philosophes qu’une solide amitié liait : le païen Alain de Benoist et le chrétien Thomas Molnar. Dans cet ouvrage, initialement publié en 1986 et fort heureusement réédité par la Nouvelle Librairie, tous deux s’accordent à reconnaître que la modernité aura été une formidable machine à désacraliser, à désenchanter, à séculariser, mais divergent sur les origines de cette éclipse. Esquisse d’une généalogie du processus de désacralisation du monde.

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Alain de Benoist, de profil, Dominique Venner et Thomas Molnar, le 12 janvier 1973, à Turin, lors d’un grand colloque organisé par le Congrès international pour la défense de la culture (CIDAS).

L’éclipse du sacré. Sur la trace des dieux disparus

Drieu La Rochelle, dans Adieu à Gonzague, écrivait que « le païen et le chrétien ont l’ancienne croyance, croient à la réalité du monde ». À coup sûr, c’est de cette race-là, celle des hommes d’une Europe virile mais toujours ouverte à la bonne disputatio, dont sont issues nos deux protagonistes, les philosophes Alain de Benoist et Thomas Molnar, pour ce duel autour de « l’éclipse du sacré », pour reprendre le titre de leur livre, que les éditions de la Nouvelle Librairie viennent de rééditer. Ces deux bretteurs nous offrent une mise au point des plus salutaires sur l’une des questions les plus cruciales de notre époque : la désacralisation. Si des convergences, notamment sur la technique ou sur le fétichisme économique, peuvent parfois réunir nos deux interlocuteurs ; des fractures – indépassables ? – apparaissent vite au détour de l’opposition christianisme-paganisme, transcendance-immanence. Réjouissons-nous cependant de ce que cette « querelle » qui, bien que rude et soutenue, conserve une courtoisie bienvenue tout en se gardant de tomber dans les mièvreries si répandues par les temps qui courent. Ces deux maîtres, et ce mot est le bon, nous empoignent par la peau du cou au gré de leurs pensées robustes et tonnantes. Et on en redemande ! Ici pas de répit, les entretiens frappent comme des coups de bouclier et chacun de nos deux hoplites philosophes, tels Ulysse et Achille, usent de leurs meilleures ripostes intellectuelles. Retour sur un texte qu’il faudra marquer, et cela est certain, d’une pierre blanche. De celles qui délimitaient, autrefois pour Rome, le « pomerium » – là où la frontière sacrée marquait la différence entre la ville et le territoire alentour.

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Le courage

Le courage est notre patrie

« Il faut toujours un premier ; que celui qui peut l’être le soit. » Voilà le courage, selon Fichte (1762-1814), un des grands noms de la pensée allemande. Le propre de son Discours sur le courage est de se réactualiser en permanence. Pourquoi ? Parce que le courage est le catalyseur des renaissances. Il annonce des aubes nouvelles. Ce livre en est une. Il s’adresse plus que jamais à nous.

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Jean-Louis Harouel

L’Islam est-il notre avenir ?

Avec Jean-Louis Harouel, professeur émérite d’histoire du droit à l’Université Panthéon-Assas était l’invité de la matinale de Clemence Houdiakova sur Radio Courtoisie auteur notamment des livres Libres réflexions sur la peine de mort aux éditions Desclée de Brouwer et de L’Islam est-il

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Cherche un dieu désespérément. Rencontre avec Javier Portella

Ah, l’Espagne ! Coincée entre la Reconquista et les conquistadors, elle a poussé sa colère jusqu’au bout du monde, comme Aguirre. Elle est moins européenne que russe, a dit Michel del Castillo, espagnol de naissance. Pour un libéral comme Ortega y Gasset, combien de Miguel de Unamuno et de Don Quichotte a-t-elle produits ? L’Espagne déraisonne toujours un peu ; chez elle, la raison est portée à ébullition ; elle a des visions ; elle ne réfléchit pas – elle respire, elle aspire, elle expire. À la fois incarnée et décharnée, « trop catholique pour être vraiment chrétienne » (Castillo, encore lui), elle a longtemps fabriqué des matadors et des ecclésiastiques à la chaîne, hésitant entre le culte de Mithra et celui de Torquemada. Il y a quelque chose d’amer en elle, l’amer des agrumes et de l’amertume. Bien sûr, cette Espagne est morte – en dormition, dirait Dominique Venner –, pétrifiée derrière les murs de l’Escurial. C’est un songe aussi lointain que celui de Calderón. La « Movida » est passée par là, comme un film de Pedro Almodóvar. S’il y a un Espagnol qui en a conscience, c’est bien Javier Portella. Journaliste, essayiste, romancier et éditeur, correspondant d’« Éléments » au pays de José Antonio Primo de Rivera, il publie aux éditions de la Nouvelle Librairie N’y a-t-il qu’un dieu pour nous sauver ? Nous sommes allés à sa rencontre.

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Jean-Louis Harouel

Jean-Louis Harouel : « L’islam est plus un projet politique qu’une religion »

L’islam est-il soluble non pas seulement dans la République, mais dans la France et plus largement dans l’Europe ? Dans son nouvel essai, « L’islam est-il notre avenir ? » (La Nouvelle Librairie), Jean-Louis Harouel, professeur émérite d’histoire du droit, dresse un constat implacable à la lumière de l’incapacité de l’islam à séparer les pouvoirs (politique, religieux, juridique) et à distinguer les ordres temporel et spirituel – ce qui le rend pour le moins indissoluble dans quoi que ce soit. Il s’en explique dans nos colonnes.

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Tariq Ramadan se recycle dans la chanson : après l’islam… le slam !

L’avantage d’atteindre l’âge mûr, c’est que, finalement plus rien n’étonne. Ainsi, le prédicateur Tariq Ramadan, tout juste sorti de prison et en attente d’être jugé pour cinq affaires de viol, tente de rebondir en se lançant dans le showbiz. D’où la parution attendue en mai prochain, d’un premier album, Traversées.

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La puissance et la foi

Article de la rédaction de la revue « Front Populaire » à propos de « la puissance et la foi » d’Alain de Benoist. À l’heure où les rapports entre la religion et la société civile semblent entrer en turbulence, il n’est pas vain de méditer les liens séculaires entretenus dans l’histoire par les phénomènes politiques et religieux. C’est ce que propose le philosophe Alain de Benoist dans « La Puissance et la foi », aux éditions Pierre Guillaume de Roux.

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Immigration, comment le pape François nous trompe…

NICOLAS GAUTHIER. Le moins qu’on puisse dire est que Tutti fratelli, la dernière encyclique du pape François, n’a pas fait l’unanimité dans le monde catholique. Surtout quand il affirme s’être senti encouragé par le grand imam Ahmed el Tayyeb,

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