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Le magazine des idées

Culture

Jeudis de l'Iliade Junger

Ernst Jünger – Sur les falaises de marbre

Audio conférence de Grégoire Gambier réalisée dans le cadre des causeries littéraires des Jeudis de l’Iliade autour d’Ernst Jünger et de son ouvrage « Sur les falaises de marbre ». Présentation par Grégoire Gambier, Délégué général de l’Institut Iliade.

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L’individualisme pictural des Nabis

Inaugurée le 13 mars, l’exposition Les Nabis et le décor se poursuivra au musée du Luxembourg jusqu’au 30 juin. C’est l’occasion de revenir avec Jean-François Gautier sur ce mouvement pictural qui a préfiguré de nombreux aspects de la modernité, en désengageant l’art et l’individu des préoccupations du siècle, si ce n’est même en refusant l’idée d’un « monde commun ».

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Penser la crise de l’art après Walter Benjamin

Walter Benjamin est l’auteur d’un ouvrage célèbre sur « l’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique ». En cette première moitié de XXe siècle, le philosophe s’inquiétait de ce qu’il appelait le « déclin de l’aura » des œuvres, à cause des nouveaux moyens de reproduction emblématisés notamment par l’invention de la photographie. Dans un tel monde, la notion d’« original » ne signifie plus rien ; il n’y a plus partout que des copies, puisqu’il n’est plus besoin de voir l’original d’une œuvre pour l’admirer ; on se contente d’observer ses innombrables reproductions. Tout le monde a vu cent fois la Joconde, même sans être allé au Louvre. Dès lors, il n’est plus aussi simple de s’extasier devant l’œuvre, qui n’est toujours à nos yeux que la copie d’une copie, à laquelle on s’est habitué. Mais cette perte de sacralité s’explique-t-elle vraiment par la possibilité de reproduction technique à l’infini, comme le croyait Benjamin ? Jean-François Gautier estime au contraire que Walter Benjamin cherchait surtout à sauver la conception romantique et moderne de l’œuvre d’art, qui aboutit pourtant à un fétichisme naïf de l’artiste et de la création. En fait, si l’art a perdu aujourd’hui de sa sacralité, ce n’est pas parce qu’on le considère comme une vulgaire technique parmi d’autres, mais parce que nous négligeons les rituels collectifs qui donnent du sens à l’action culturelle et civilisatrice. L’art s’inscrivait autrefois dans un système rituel signifiant, porteur d’intersubjectivité, alors que nous sommes désormais plongés dans un univers à la fois individualiste et atomisé, où les jeux de significations ne renvoient plus qu’à des jugements personnels dépourvus d’horizon commun et de sens partagé à construire. L’artiste n’est plus un héros, légitimé socialement ; il devient un marchand, soumis à la loi de l’offre et de la demande. La crise de l’art est d’abord une crise du politique.

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Jean-Pierre Marielle

Jean-Pierre Marielle, le chantre d’un cinéma gouailleur et réfléchi, salace et profond

Marielle, c’était le cinéma français dans toute sa verdeur, sa faconde, son panache déclamatoire. C’était une diction parfaitement maîtrisée, éloquente et charmeuse, pour dire des horreurs avec assurance, professer des énormités, susurrer des mots doux à faire se dresser sur leur tête, les cheveux verts et bleus des féministes les plus aguerries.

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