
Xavier Eman, la fin du monde à prix cassé
Et si la fin du monde avait changé de style ? Longtemps, on l’a imaginée flamboyante : orgies romaines, empereurs fous, incendies et prophètes. Peut-être reviendra-t-elle un jour sous cette forme-là, mais Xavier Eman nous en propose une autre version, plus insidieuse, plus contemporaine : le stade houellebecquien de la décadence, l’horizon nietzschéen des derniers hommes, la perspective tocquevillienne d’un ennui général – relevés d’un humour acide et d’une verve jubilatoire. Cela s’appelle « Une fin du monde sans importance », dont le troisième volume vient de paraître aux éditions de la Nouvelle Librairie. Un régal.











