
La littérature sous la dictature du marché
La littérature est siliconée, poudrée, emballée à la dernière mode et chargée de produits culturels. Elle défile sur la longue passerelle de la modernité, où se pressent les « écrivains », les « éditeurs », les « libraires », les « médias », les « critiques » et les « lecteurs ». Sous les projecteurs du marché global orientés par les conglomérats, elle se dandine, se produit et se reproduit à l’envi. Elle présente à chaque passage les bras chargés de nouveautés, des livres par milliers, uniformes mais colorés. Mais voilà… Que propose-t-elle ? Des biens à consommer, sans substance, sans identité, à jeter et à recommencer… Nourrit-elle l’imaginaire, l’âme et l’esprit ? Interroge-t-elle notre passé, notre présent et notre devenir ? Elle fait du surplace, nous tend ses fétiches, il faut les contempler.













