Cinéma

Belle toujours : retrouvailles tardives autour d’une question en suspens

Reprendre les personnages d’un film qui eut un certain succès en son temps, les faire revivre plusieurs années après pour raconter la suite de l’histoire : dans le cinéma commercial on appelle ça une « sequel » , genre qu’il est d’usage de brocarder pour son manque d’imagination, sa facilité (c’est généralement une initiative qui limite fortement les prises de risque) et ses motivations qui sont souvent à chercher du côté financier. Mais lorsque le film qu’il s’agit de poursuivre n’est autre que « Belle de jour » de Luis Buñuel et que l’auteur de la « sequel » est Manuel de Oliveira, on sent bien qu’on n’est pas tout à fait dans le schéma de la franchise Marvel ou d’un énième blockbuster décliné en saga ! Plus qu’une suite au premier degré, il s’agit d’un hommage, d’une variation, d’un jeu.

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Jean-Pierre Melville

Melville, le dernier samouraï

Influencé par le film noir hollywoodien, le cinéma de Jean-Pierre Melville a lui-même inspiré de nombreux pairs, de Quentin Tarantino à Jim Jarmusch, de Michael Mann à John Woo. Un passionnant portrait du maître du film noir et de l’ambiguïté qui s’est forgé, en perfectionniste obsessionnel, son propre personnage.

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Le cas Richard Jewell

Le cas Richard Jewell : un film fièrement populiste !

Les œuvres cinématographiques de Clint Eastwood sont parmi les rares qui méritent que l’on dépasse sa légitime aversion pour les salles de cinéma contemporaines, leur froid gigantisme et leurs cohortes de mâchouilleurs de pop-corn, de suçoteurs de bonbons, de commentateurs à haute-voix et autres pianoteurs de téléphones portables… Pour Clint, il faut être prêt à affronter l’impolitesse et le sans-gêne d’une part croissante de ses concitoyens. Car on est toujours récompensé de ce téméraire effort, et c’est encore une fois vrai avec son dernier film : « Le cas Richard Jewell ».

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Cosmos 1999

Série Culte : « Cosmos 1999 »

À travers un excellent petit documentaire, la chaine « Séries Cultes » vous invite à découvrir les coulisses de la célèbre série anglaise Cosmos 1999, de la genèse jusqu’à la diffusion avec le célèbre couple Gerry et Sylvia Anderson,

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Erotikon

Erotikon : une femme dans chaque gare

L’idée de séduction réciproque est suggérée par le cinéaste au moyen d’un fondu enchaîné des visages des deux jeunes gens. Retirée dans la salle de bains dans un déshabillé très suggestif, Andrea offre au spectateur de la fin des années vingt un tableau de nudité partielle d’un érotisme rare pour l’époque.

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The Green Fog

The Green Fog : patchwork californien

Ce melting-pot d’images n’est pas sans rappeler les films expérimentaux de Guy Debord, mais en beaucoup moins bavard, la voix off étant ici remplacées par un air lancinant de violoncelle.

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Conan

John Milius est-il vraiment un cinéaste fasciste ?

Si le nom de Milius ne vous dit pas grand chose, son travail vous est forcément familier : « J’adore l’odeur du Napalm au petit matin », cette inoubliable réplique que prononce Robert Duvall dans « Apocalypse Now » de Coppola, c’est lui.

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Totoro

Miyazaki, l’envers du monde paisible

Petit retour en arrière : en 1999, nous découvrions au cinéma « Mon voisin Totoro » d’Hayao Miyazaki. Ce cinéaste japonais, co-fondateur du studio Ghibli, est devenu un maître du cinéma d’animation. Derrière le voile d’une œuvre en apparence paisible, la guerre, la mort, la destruction de la nature, traversent son œuvre…

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Dracula

Hammer, l’art de la terreur à l’anglaise

Grandeur et renaissance de la Hammer, compagnie phare du cinéma bis britannique, qui, entre horreur, érotisme et romantisme, a marqué le cinéma populaire du milieu des années 1950 à la fin des années 1960. Un documentaire passionnant avec des interviews de John Carpenter, Dario Argento, Caroline Munro et Joann Sfar.

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La clé

La Clé : soumission d’épouse ou luxure de femme ?

Cet érotisme est présent partout, depuis ses mises en scène les plus conventionnelles (lors des scènes d’amour) jusqu’à ses transpositions les plus déviantes (Teresa urinant dans une ruelle obscure durant la nuit du réveillon tandis que son mari fait le guet) ou les plus symboliques, à l’image de ce plan, tout sauf innocent, montrant l’eau de la mer s’infiltrant sur le pavé vénitien en débordant d’une bouche d’égout.

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