Xavier Eman

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Pour vivre heureux, vivons masqués

Assis à l’une des « terrasses éphémères » qui avaient fleuri boulevard Saint-Germain, Quentin était littéralement abasourdi… Après plusieurs minutes de réflexion, il peinait encore à croire à la réalité de ce qu’il avait vu, il n’en revenait toujours pas… En effet, avec un parfait naturel, le serveur du bar en charge de sa table était venu prendre sa commande en portant ostensiblement son masque médical au-dessous du nez… Était-ce de l’inconscience, de la provocation, une façon de marquer un soutien, au moins partiel, aux thèses criminelles de l’extrême droite complotiste ? Quoiqu’il en soit, Quentin était outré, quasiment hors de lui.

Une faillite sans importance. Selon que vous serez puissant ou misérable

Les multinationales sont en deuil : George Floyd est mort ! C’est à qui soutiendra le plus tapageusement le mouvement « Black Lives Matter » en faisant couler l’argent à flot. Au fond, c’est le nouvel argent black. Mais le petit entrepreneur blanc que le Covid-19 a mis sur la paille n’a droit, lui, à aucune sollicitude. Sois blanc, mais de grâce cache-toi !

Micmac Black

« Black Lives Matter », littéralement « La vie des Noirs compte ». On n’entend plus que cela depuis la mort de George Floyd. Un tsunami compassionnel.

Coronavirus : le retour à la normale

Sur injonction du gouvernement, la populace peureusement séquestrée chez elle peut enfin retrouver une certaine liberté de mouvement, toute relative il est vrai, mais suffisante pour remplir sa mission première et fondamentale : aller gratter au turbin.

Démocratie policière

Comment rompre la monotonie d’un confinement qui s’éternise ? En lisant les « Chroniques d’une fin du monde sans importance » de Xavier Eman et en suivant son personnage arpenter son kilomètre de macadam quotidien sous haute (et aérienne) surveillance policière.

Décence commune sous COVID-19

« Les chroniques d’une fin du monde sans importance » vous manquaient ? Xavier Eman reprend du service, coronavirus ou pas. Le confinement tel que vous ne le verrez jamais au journal télévisé…

Paris désert

Coronavirus : « Plus rien ne sera comme avant », vraiment ?

Alors que la crise sanitaire bat son plein et que personne n’en connaît ni la durée ni l’issue, on voit fleurir, sous la plume de journalistes comme dans les échanges sur les réseaux sociaux, l’idée qu’après celle-ci « plus rien ne sera jamais comme avant ». Cet axiome n’est pas nouveau, il apparaît à chaque catastrophe, à chaque grande tragédie que traverse la Nation, du premier conflit mondial (« la Der des Der ») à la canicule de 2003. Mais si la pandémie du Covid-19 met clairement, et glacialement, en évidence, les impasses mortifères, pour ne pas dire criminelles, du turbo-capitalisme financier qui domine – et détermine – nos existences, en annonce-t-elle pour autant la fin et le passage à une autre société, à un autre rapport au monde ? Rien n’est moins sûr, et les exemples du passé nous invitent à la prudence et à l’humilité…

Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes : La parité ou la mort !

Connaissez-vous le HCE/fh ? Cette indispensable institution, créée en 2013 sous la présidence de François Hollande et à l’initiative de Najat Vallaud-Belkacem, est une grande pourvoyeuse de rapports en tous genres. Elle a pour mission « d’identifier les manifestations de sexisme, d’examiner la tolérance sociale à leur égard et de faire des préconisations ». Dans cette optique, le HCE/fh vient de rendre publiques 32 « recommandations » qui font froid dans le dos tant elles dessinent clairement les contours d’une société du soupçon, de la surveillance généralisée et du bourrage de crâne permanent.

Griveaux

«Affaire Griveaux» : l’abus des élites. Quand un coup de poignet se transforme en coup de vis

Le plus important, dans « l’affaire Griveaux », au-delà des faits un peu sordides mais finalement assez insignifiants (à part pour sa famille, ses proches et ceux qui croyaient encore à la sincérité de ses discours, c’est à dire presque personne…), c’est bien entendu l’extraordinaire campagne de « solidarité » dont a bénéficié l’ex-porte-parole du gouvernement, campagne qui s’est rapidement transformée en véritable croisade contre les derniers vestiges de liberté d’expression et les ultimes espaces de libre parole.

Le cas Richard Jewell

Le cas Richard Jewell : un film fièrement populiste !

Les œuvres cinématographiques de Clint Eastwood sont parmi les rares qui méritent que l’on dépasse sa légitime aversion pour les salles de cinéma contemporaines, leur froid gigantisme et leurs cohortes de mâchouilleurs de pop-corn, de suçoteurs de bonbons, de commentateurs à haute-voix et autres pianoteurs de téléphones portables… Pour Clint, il faut être prêt à affronter l’impolitesse et le sans-gêne d’une part croissante de ses concitoyens. Car on est toujours récompensé de ce téméraire effort, et c’est encore une fois vrai avec son dernier film : « Le cas Richard Jewell ».

Biographie : Né le 31 mai 1977, journaliste indépendant, Xavier Eman est rédacteur en chef de Livr’Arbitres et chroniqueur à Éléments depuis 2011.
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