Vintila Horia

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Un nouveau Moyen Âge

« La futurologie contre les idéologies ». Un texte de Vintila Horia, qui dirige, à Madrid, l’une des plus importantes revues mondiales de futurologie, « Futuro Presente ». D’origine roumaine, Vintila Horia est un écrivain de langue française renommé. Il est l’auteur du « Dictionnaire des papes » (France-Empire, 1963), d’« Une femme pour l’apocalypse » (Julliard, 1968), du Journal « d’un paysan du Danube » (la Table Ronde, 1970) et surtout de « Dieu est mort en exil » (Fayard, 1960).

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Biographie : Vintila Horia, né Vintilă Caftangioglu, le 18 décembre 1915 (31 décembre 1915 dans le calendrier grégorien) à Segarcea (Roumanie) et mort le 4 avril 1992 à Collado Villalba (Espagne), est un écrivain roumain d’expression française et espagnole.En 1940, diplomate en Italie, il est révoqué par la Garde de fer à laquelle il avait refusé d’adhérer. Il est alors envoyé à Vienne puis est nommé attaché de presse par le général Ion Antonescu. Décidant de ne pas retourner dans une Roumanie dominée de façon croissante par l’Union soviétique, Vintila Horia vécut alors en Italie, où il devint l’ami de Giovanni Papini. En 1948, il partit pour l’Argentine, où il enseigna à l’université de Buenos Aires, puis vécut en Espagne, où il était chercheur en études italiennes, à compter de mars 1953.Il a remporté le prix Goncourt en 1960 pour son roman Dieu est né en exil, mais, à la suite de la révélation de son passé et de ses écrits fascistes, dans les colonnes de L’Humanité et de la revue Les Lettres françaises6, ce prix ne lui a pas été remis. Le prix reste attribué mais non-décerné7. Ce livre suscita notamment des critiques de la part de Jean-Paul Sartre.De 1973 à 1985, il appartient au comité de patronage de Nouvelle École.
Livres : Le Chevalier de la Résignation, Fayard, Paris, 1961. Les Impossibles, Fayard, Paris, 1962. La septième lettre. Le roman de Platon, Plon, Paris, 1964. Une femme pour l’Apocalypse, Julliard, Paris, 1968. Persécutez Boèce, Lausanne, L’Age d’Homme, 1987. Un sepulcro en el cielo, Planeta, Barcelona, 1987. Les clefs du crépuscule, L’Age d’Homme, Lausanne, 1988.