Le magazine des idées

Pierre Le Vigan

Articles

Les impasses du "contrat social"

Les impasses du « contrat social »

Dans ce nouveau « Zoom », sur TV Libertés, Renaud de Bourleuf reçoit l’urbaniste et essayiste Pierre le Vigan pour évoquer son dernier ouvrage « L’erreur de Rousseau : les impasses du Contrat social » dans lequel il décrypte les lacunes et les contradictions de Jean-Jacques Rousseau, qui conditionne la « démocratie réelle » à des exigences de vertu telles que lui-même reconnaît que ces institutions ne sont pas possibles pour des hommes.

Enrico Mattei : être souverain dans l’énergie

Enrico Mattei : être souverain dans l’énergie

Les familiers de la collection Iliade à la Nouvelle librairie seront peut-être surpris par le sujet du livre qui vient de paraitre et qui est consacré à l’industriel italien Enrico Mattei. Il ne s’agit pas ici d’histoire des idées ni de métapolitique. En apparence. Car il s’agit en fait de la mise en œuvre d’une idée : l’indépendance ou en tout cas l’autonomie énergétique. Sujet capital : l’économie, sans laquelle il n’y a pas de politique possible, c’est de la matière, des hommes et de l’énergie. Sans l’un de ces trois composants, rien de tient, rien ne marche.

Ludwig Klages, vitaliste et écologiste : un auteur à redécouvrir

Ludwig Klages, vitaliste et écologiste : un auteur à redécouvrir

Philosophe inclassable, Ludwig Klages (1872-1956) fut tour à tour théoricien du biocentrisme, critique radical de la modernité et fondateur d’un « cercle cosmique » où se côtoyaient mystiques catholiques, poètes juifs et païens inspirés. À rebours de la tradition chrétienne comme du rationalisme cartésien, il substituait à la dualité corps-esprit une unité profonde du corps et de l’âme, opposée à la stérilité de l’esprit abstrait. Ennemi du progrès, pourfendeur de la mécanisation du monde, penseur des frontières, de l’enracinement et du rythme vital, Klages fut longtemps relégué dans les marges – trop païen pour les uns, trop antimoderne pour les autres. Avec « Ludwig Klages. Une philosophie biocentrique », François Plat Colonna (La Nouvelle Librairie, coll. « Longue Mémoire » de l’Institut Iliade) offre une remarquable porte d’entrée dans une œuvre tour à tour envoûtante et dérangeante, renouant avec une pensée de la vie, de l’âme et du monde qui parle étrangement à notre époque désaccordée.

Les relations entre les sexes : savoir sortir de l’entre-soi

Les relations entre les sexes : savoir sortir de l’entre-soi

Dans un récent entretien accordé à « Breizh-info », David L’Épée rappelait une évidence trop souvent occultée par l’idéologie dominante : la rencontre entre les sexes n’est pas une zone de danger, mais une aventure humaine. Séduire, c’est à la fois éveiller le désir et susciter l’estime. Or, notre époque, coincée entre la marchandisation pornographique et l’aseptisation « woke », semble avoir perdu la boussole. Loin des « safe spaces » et des injonctions à la non-mixité, il existe pourtant encore des lieux, des gestes, des regards qui permettent à l’altérité homme-femme de se dire. C’est ce qu’explore Pierre Le Vigan : comment rouvrir l’espace d’une séduction civilisée, qui est moins conquête que reconnaissance mutuelle, moins domination que partage ?

Quand la ville devient un enfer…

Quand la ville devient un enfer…

Pour le « Zoom » de TV Libertés, Renaud de Bourleuf reçoit notre collaborateur, l’urbaniste et essayiste Pierre Le Vigan, pour évoquer l’évolution de la ville, des communautés villageoises aux grandes métropoles modernes, à l’occasion de la parution de son ouvrage « Trop moche la ville », aux éditions de la Barque d’Or. Comment et pourquoi la vie urbaine devient de plus en plus cauchemardesque ? Explications.

Giono, le montreur d’étoiles

Giono, le montreur d’étoiles

Jean Giono incarne une double vision du monde : celle d’avant-guerre, célébrant l’unité organique du vivant ; et celle d’après 1944, marquée par les passions humaines et les blessures de l’Histoire. Refusant les dualismes, il chante une sagesse enracinée dans la joie, la liberté et la communion avec la terre. Pacifiste farouche et poète des commencements, il réinvente chaque jour le monde en même temps qu’il est réinventé par lui.

Heidegger, médecin de la modernité

Heidegger, médecin de la modernité

Et si, tout comme Nietzsche, Heidegger devait être vu comme un médecin de notre civilisation ? Sans doute pas un médecin qui éradique, qui extirpe une maladie, mais un médecin qui soigne, un médecin qui amène une certaine paix, une certaine sérénité, un équilibre dans la lucidité, qui nous réconcilie avec le monde, avec le corps et ses maux qui vont inévitablement avec ses bonheurs ? Heidegger, médecin de la modernité, qui est l’arraisonnement du monde, et même médecin de la postmodernité, qui est le moment où les arraisonneurs sont eux-mêmes arraisonnés par les dispositifs et sont emmenés par des flux incontrôlés ? C’est cette hypothèse sur laquelle se penche notre collaborateur Pierre le Vigan, urbaniste et essayiste, dans cette passionnante étude.

nietzsche heidegger

Nietzsche et le dépassement de la métaphysique

Il n’y a nul doute sur le fait que Nietzsche a voulu penser un monde sans arrière-monde, un monde sans principe extérieur à lui-même, un monde sans dualisme entre un créateur et une création. A bon droit, on a appelé cela une critique radicale de la métaphysique. C’est-à-dire de toutes les métaphysiques précédentes, à commencer par celle de Platon, accusée de préférer l’Idée, le Beau abstrait, au sensible, au réel, au déjà-là. Nietzsche, destructeur « au marteau » de la métaphysique : telle est l’image que l’on en a. Une vision que Pierre Le Vigan interroge au regard des analyses de Martin Heidegger.

Nietzsche : sous le soleil exactement

Nietzsche : sous le soleil exactement

Tout comme la nouvelle de la « mort de Dieu », l’annonce de l’ « éternel retour » est un défi. Il nous met au pied du mur. Voulons-nous revivre le meilleur comme le pire ? Car l’éternel retour est celui du même. Il nécessite de tout approuver, de ce qui fut et de ce qui sera dans le cercle de la vie. Pour Pierre Le Vigan, urbaniste et essayiste, telle est la formidable confrontation à laquelle nous convie Nietzsche. Si nous voulons être au niveau de cette exigence, et ne pas battre en retraite, il nous faut faire de notre vie une œuvre d’art. A l’aplomb du Grand Midi. Sous le soleil exactement.

Le transhumanisme, aboutissement ultime du libéralisme

Le transhumanisme, aboutissement ultime du libéralisme

Pierre Le Vigan, qui vient de faire paraître « Les Démons de la déconstruction. Derrida, Lévinas, Sartre », suivi de « Se sauver de la déconstruction avec Heidegger », nous offre une riche analyse du phénomène « transhumaniste », qui n’est pas une simple – et énième – « innovation technologique » dans l’histoire de l’humanité mais une véritable rupture anthropologique avec celle-ci. Et l’esquisse d’un nouveau totalitarisme, phase terminale du libéralisme.

Nietzsche : leçon pour vivre et rire avec joie

Nietzsche : leçon pour vivre et rire avec joie

Vivre, c’est d’abord réagir à ce que l’on ressent. La raison n’est rien sans la sensation. Pour accomplir notre destin, il faut mettre nos instincts au service de grands projets et de la vie envisagée comme une œuvre d’art. Avec Nietzsche, Pierre Le Vigan nous invite à ne pas vivre « rétractés ».

Penser la nécessaire révolution conservatrice avec Soljenitsyne

Penser la nécessaire révolution conservatrice avec Soljenitsyne

Rejeter le totalitarisme communiste sans succomber aux sirènes du libéralisme déifié, refuser le « présentisme » exacerbé tout autant que le passéisme incapacitant, promouvoir la décence commune en combattant la rapacité du Capital, défendre la transmission, les spécificités culturelles et notre environnement naturel, tels sont quelques uns des principaux ingrédients d’une véritable révolution conservatrice. Sur les pas de Soljenitsyne, Pierre Le Vigan nous explique le caractère de plus en plus impérieux de celle-ci.

Biographie : Né en 1956, Pierre Le Vigan est urbaniste. DEA de l’EHESS, DESS d’économie urbaine, CEA école d’architecture, DESU de psychopathologie, maitrise d’AES et licence d’histoire. Collaborateur de nombreuses revues (dont Éléments, le Spectacle du monde). Il a donné des cours aux universités Paris XI-Orsay, Paris XII-Créteil, à l’IUP Ville et Santé de Bobigny. Il a aussi travaillé dans la formation d’adultes.
Livres : Soudain la postmodernité (La barque d’or, 2015) – L’effacement du politique (La barque d’or, 2014).