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Le magazine des idées

Javier Portella

Articles

Mc Donald dans la ville de Kiev

Russie-Ukraine. La guerre de «Hitler» contre «Hitler»

Rien ne s’oppose plus à Homo festivus que la guerre. Sorti de l’histoire, il n’en conçoit même pas la possibilité. Elle est le Mal majuscule, un reliquat des âges barbares, quand bien même elle est à sa porte. Ainsi raisonne l’Empire du bien, pour recourir à une autre expression de Philippe Muray. Or, ce que ne dit pas la guerre qui oppose la Russie et l’Ukraine, du moins dans le traitement qu’en donnent les médias, c’est qu’elle cache aussi un affrontement de deux visions du monde : l’une qui admet la réalité de la guerre, l’autre qui en nie jusqu’à la possibilité.

Éric Zemmour en meeting

Éric Zemmour : les choses du « bifteck » et les choses de l’esprit

« Éléments » aime les débats et la campagne présidentielle ne manque pas d’en susciter. C’est le cas de l’opposition entre Éric Zemmour et Marine Le Pen. La grande enquête de David L’Épée sur le programme économique et social d’Éric Zemmour s’inscrit dans ce cadre-là, celui d’une confrontation intellectuelle. Aux critiques de David L’Épée, Javier Portella, correspondant d’« Éléments » en Espagne, oppose que l’économie n’est pas un destin. Penser ainsi, dit-il, ce n’est sortir ni du capitalisme ni du socialisme.

Cherche un dieu désespérément. Rencontre avec Javier Portella

Ah, l’Espagne ! Coincée entre la Reconquista et les conquistadors, elle a poussé sa colère jusqu’au bout du monde, comme Aguirre. Elle est moins européenne que russe, a dit Michel del Castillo, espagnol de naissance. Pour un libéral comme Ortega y Gasset, combien de Miguel de Unamuno et de Don Quichotte a-t-elle produits ? L’Espagne déraisonne toujours un peu ; chez elle, la raison est portée à ébullition ; elle a des visions ; elle ne réfléchit pas – elle respire, elle aspire, elle expire. À la fois incarnée et décharnée, « trop catholique pour être vraiment chrétienne » (Castillo, encore lui), elle a longtemps fabriqué des matadors et des ecclésiastiques à la chaîne, hésitant entre le culte de Mithra et celui de Torquemada. Il y a quelque chose d’amer en elle, l’amer des agrumes et de l’amertume. Bien sûr, cette Espagne est morte – en dormition, dirait Dominique Venner –, pétrifiée derrière les murs de l’Escurial. C’est un songe aussi lointain que celui de Calderón. La « Movida » est passée par là, comme un film de Pedro Almodóvar. S’il y a un Espagnol qui en a conscience, c’est bien Javier Portella. Journaliste, essayiste, romancier et éditeur, correspondant d’« Éléments » au pays de José Antonio Primo de Rivera, il publie aux éditions de la Nouvelle Librairie N’y a-t-il qu’un dieu pour nous sauver ? Nous sommes allés à sa rencontre.

Biographie : Javier Portella né en 1947. Journaliste, essayiste, romancier et éditeur, correspondant d’Éléments en Espagne, il a longtemps vécu dans le monde francophone. Javier Portella est directeur du site d’information espagnol elmanifiesto.com et il écrit régulièrement dans des revues françaises telles que Boulevard Voltaire, Polémia et bien sur Éléments.
Livres : Les esclaves heureux de la liberté. traité contemporain de dissidence aux éditions David Reinharc (2012) N’y a-t-il qu’un dieu pour nous sauver ? aux éditions de la Nouvelle Librairie (2021)