Le magazine des idées

François Bousquet

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Jean-Marie Le Pen est mort : « Je suis un national-libertaire », nous confiait-il

Jean-Marie Le Pen est mort : « Je suis un national-libertaire », nous confiait-il

Jean-Marie Le Pen nous a quittés. Il avait l’habitude de dire : « Je cours après ma mort sans réussir à la rattraper. » Elle l’a rattrapé. À 96 ans, c’est un chapitre de notre histoire qui se referme. C’est comme si avec lui s’éteignaient les derniers feux du XXe siècle, qu’il avait contribué à façonner et à prolonger. Tout en granit, le Menhir semblait indestructible, gravé dans l’imaginaire collectif français. Chacun connaissait son nom. Qu’on l’admire ou qu’on le déteste, il est impossible de nier le rôle qu’il a joué en façonnant le paysage politique durant plus d’un demi-siècle. Marginalisé autant que caricaturé, il a pourtant été le catalyseur d’un basculement politique dont le Rassemblement national recueille aujourd’hui les fruits. S’il n’a jamais accédé au pouvoir, ses idées sont au centre des débats. Il était facile de le dénigrer en s’abritant derrière un antifascisme commode. La vérité, c’est qu’il fut largement visionnaire. On pourrait même se demander s’il n’aurait pas pu reprendre, à sa manière, les mots de son ancien adversaire, le général de Gaulle : « Tout le monde est, a été ou sera lepéniste. » À l’occasion de la sortie du premier tome de ses mémoires, « Fils de la nation », « Éléments » s’était longuement entretenu avec lui, à Montretout, où il continuait de donner ses rendez-vous. Ce qui nous avait alors frappé, c’est qu’il était et demeurait un homme de grande et vieille culture, n’en déplaise aux grincheux (ce qu’étaient du reste les hommes politiques de l’ancien temps). C’est sur ce terrain que nous avions choisi de nous aventurer avec lui : la littérature, la poésie, le cinéma, la chanson. Loin des clichés. L’exercice ne lui avait pas déplu, à nous non plus. « Cela me change de la politique ! » nous avait-il confié.

L’horreur a – enfin – un visage, celui du gang de violeurs de Huddersfield, dans le Nord de l’Angleterre ! Longtemps, les autorités ont refusé de le montrer. Le militant Tommy Robinson a même été condamné à la prison ferme pour avoir osé filmer ces violeurs lors de leur procès.

Si tu n’es pas voilée, tu seras violée ! Un million de vies brisées en Angleterre

Cette enquête remonte à 2020, mais elle reste d’une actualité tragique, malheureusement. C’est l’une des premières, sinon la première en France, qui aborde le phénomène des viols collectifs dans leur globalité, révélant un sexocide d’une ampleur sidérante. Derrière les affaires isolées qui ont parfois percé le mur du silence, se dessine un tableau glaçant : des dizaines de milliers de jeunes filles de la classe ouvrière blanche britannique, sacrifiées dans l’indifférence complice d’un système tétanisé par la peur d’être accusé de racisme et d’islamophobie. La police, les éducateurs, les médias et les politiques ont contribué, par omission et par lâcheté, à maintenir cette impunité. Sarah Champion, députée travailliste, estime qu’un million de victimes pourraient être concernées, une estimation qui souligne l’ampleur industrielle de ces crimes. Notre enquête explore sans détour les mécanismes qui ont permis cette horreur : silence honteux des responsables, renversement des rôles et rhétorique antiraciste détournée pour exonérer les bourreaux qui ne pouvaient être que de gentils musulmans victimes de discrimination. Enfin, ce que révèle notre enquête, c’est que ce massacre des Innocentes n’a pas seulement été toléré, mais facilité par un silence organisé. Comme dans le cas de la « banalité du mal » étudiée par Hannah Arendt, la chaîne de responsabilité est globale. Ce sont les élites britanniques dans leur ensemble qui en sont les premières coupables. Elles doivent répondre aujourd’hui de leur déni complice.

Louis Sarkozy

« L’héritage ethnique ne peut être oublié dans la définition de l’identité française »

Pour cette nouvelle matinale de Radio Courtoisie, Liselotte Dutreuil interroge François Bousquet, directeur de la rédaction de la revue Éléments, et Antoine Dresse, contributeur de la même revue et animateur de la chaîne de philosophie Ego Non, sur la question de l’identité française et des débats qu’elle suscite, notamment après les déclarations « assimilationnistes » de Louis Sarkozy, digne fils de son père et nouvelle coqueluche des médias et d’une partie de la « droite ».

« A la croisée des chemins, le Rassemblement National doit prendre des risques ! »

« À la croisée des chemins, le Rassemblement National doit prendre des risques ! »

Ça y est, c’est fait, le gouvernement de Michel Barnier est tombé, le RN l’a fait choir en votant la motion de censure déposée par LFI, déclenchant une nouvelle crise politique à l’issue des plus incertaines. Pour tenter d’éclairer ce moment politique presque inédit sous la Ve République, l’équipe de la matinale de la revue « Frontières » reçoit François Bousquet, directeur de la rédaction du magazine « Éléments ».

La destruction du Logos par Derrida, Levinas et Sartre

La destruction du Logos par Derrida, Levinas et Sartre

Il ne faut pas se contenter de lire les articles de Pierre Le Vigan sur le site d’« Éléments », il faut lire ses livres. Son dernier né, « Les Démons de la déconstruction », se lit comme une nouvelle histoire du nihilisme. Derrida, Levinas, Sartre en égrènent les chapitres comme autant de cercles infernaux.

Quel avenir pour les « droites nationales » ?

Quel avenir pour les « droites nationales » ?

« L’union des droites » est-elle possible et souhaitable ? Le conservatisme libéral et le populisme social peuvent-ils s’entendre et s’unir pour atteindre le pouvoir sans que l’un soit phagocyté par l’autre ? Une nouvelle personnalité politique peut-elle surgir et bousculer le jeu électoral comme Emmanuel Macron le fît en son temps ?
Pour la « Matinale de Frontières », François Bousquet, rédacteur en chef de la revue Éléments, et Stanislas Rigault, président de Génération Z, débattent de l’avenir de la droite nationale et de ses différentes composantes.

Notre dossier-choc : « Salam aleykoum » la guerre civile ?

Notre dossier-choc : « Salam aleykoum » la guerre civile ?

La guerre civile est dans l’air, comme une odeur de poudre qui traîne. Son champ sémantique envahit peu à peu l’espace public. « Guerre civile larvée » (Gilles Kepel), « guérilla » (Laurent Obertone) et dix autres avertissements du même tonneau : Elon Musk, Boualem Sansal, Kamel Daoud… Dès lors, un grand dossier dans « Éléments » s’imposait. En commençant par le commencement (chronologiquement du moins) : les émeutes, cet été, au Royaume-Uni, qui ont fourni le prétexte à ce vaste tour d’horizon des périls : en Angleterre bien sûr, mais aussi aux États-Unis et en France (banlieues, islamisme, extrême gauche et Nouvelle-Calédonie)… Sommes-nous, ou pas, dans une configuration d’avant-guerre civile ? Telle est la question. Nous y répondons dans un dossier exceptionnel de 23 pages.

Où finit l’Europe ? Où commence l’Occident ? (3/3)

Où finit l’Europe ? Où commence l’Occident ? (3/3)

Où s’achève l’Europe, où commence l’Occident ? C’est l’une des questions abordées dans le premier numéro du « Cahier d’études pour une pensée européenne » (La Nouvelle Librairie), la revue du Pôle Études de l’Institut Iliade. Nous avons interrogé l’universitaire Walter Aubrig, l’un des deux co-auteurs de l’étude intitulée « Européens hors d’Europe. Où en sommes-nous de l’Occident ? », pour dénouer cette question épineuse. À retrouver également dans le dernier numéro d’« Éléments » actuellement en kiosques.

Quelles frontières pour l’Europe ? (2/3)

Quelles frontières pour l’Europe ? (2/3)

Où situer l’Europe, non pas seulement dans le temps, mais aussi dans l’espace ; non pas seulement dans l’histoire, mais dans la géographie ; non pas seulement dans la politique, mais aussi dans ses caractéristiques culturelles, linguistiques, paysagères, etc. ? Vaste et complexe question à laquelle s’attelle l’universitaire Olivier Eichenlaub dans un article exceptionnellement étoffé « Frontières en Europe, frontières de l’Europe ». À lire dans le premier numéro du « Cahier d’études pour une pensée européenne » (La Nouvelle Librairie), la revue du Pôle Études de l’Institut Iliade. À retrouver également dans le dernier numéro d’« Éléments » actuellement en kiosques.

Quelles langues pour l’Europe ? (1/3)

Quelles langues pour l’Europe ? (1/3)

On connaît la blague d’Henry Kissinger, l’ancien secrétaire d’État de Nixon et de Gerald Ford : « L’Europe, quel numéro de téléphone ? » Il aurait pu ajouter : « L’Europe, quelle langue ? » C’est la matière d’un riche article qu’Armand Berger, déjà auteur « Tolkien, l’Europe et la tradition », consacre aux « réalités linguistiques de l’Europe » dans la première livraison du « Cahier d’études pour une pensée européenne » (La Nouvelle Librairie), la revue du Pôle Études de l’Institut Iliade, qui tient toutes ses promesses. À retrouver également dans le dernier numéro d’« Éléments » actuellement en kiosques.

Le sport raconté par les écrivains

Le sport raconté par les écrivains

Le sport est tellement associé à l’image qu’on en vient à oublier qu’il a d’abord été célébré par les écrivains, « de Homère à Blondin », comme le sous-titre l’anthologie littéraire du sport parue dans la collection Bouquins, sous la plume de Denis Gombert, qui nous régale par son érudition, sa curiosité, ses découvertes. C’est le livre de l’été, ou plutôt les livres, tant il réunit quelque cent soixante textes : les classiques du sport et quantité de trouvailles et de petits bijoux. Lisez cette anthologie entre deux épreuves olympiques. Elle est sortie à point nommé pour nous faire oublier les commentaires de dinde de Léa Salamé et les blagounettes à se taper la tête contre une table de ping-pong de Paul de Saint Sernin. Ce sont les écrivains, pas les clowns, qui, depuis 3 000 ans, font vivre les dieux de l’Olympe et l’or des Olympiades. Denis Gombert en a recueilli le nectar.

Néron-Macron-Boucheron : l’or, l’argent et le bronze olympiques

Néron-Macron-Boucheron : l’or, l’argent et le bronze olympiques

Pour une fois, Olivier Faure a été bien inspiré : « On attendait Jupiter, on a eu Néron. » Victor Hugo n’eut pas mieux dit. Néron-Macron-Boucheron ? Jamais la comparaison ne s’est autant imposée que ces jours-ci. Lisant cette merveille d’anthologie littéraire consacrée au sport, récemment parue dans la collection Bouquins sous la plume de Denis Gombert, je tombe sur un passage de la « Vie des douze Césars » où Suétone retrace l’« épopée » olympique de Néron à l’Olympiade de l’an 67, inondant la Grèce d’une pluie d’or, de colifichets et de promesses sans lendemain. Quasi du Macron.

Biographie : Né en 1968, après des études de lettres, il a été éditeur-gérant à L’Âge d’Homme. Journaliste à Valeurs actuelles, Le Spectacle du Monde et la revue Éléments. Depuis 2015, il est devenu rédacteur en chef de la revue Éléments. Il est par ailleurs directeur de la Nouvelle Librairie.
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