
Pourquoi la gauche aime-t-elle autant la violence ?
Ce n’est pas le retour des années 30 qui nous menace, pas plus que celui de l’hydre fasciste, c’est le retour d’une violence prérévolutionnaire à gauche – des émeutes lycéennes aux émeutes ethniques (même si ce sont souvent les mêmes). La dénonciation du fameux « retour des années 30 », brandi comme une prophétie autoréalisatrice, est en réalité un mythe mobilisateur. La fonction de ce mythe est de justifier la violence politique. Dès lors que tout adversaire est assimilé au fascisme, le combattre ne relève plus du débat démocratique, mais de la résistance. C’est vrai des violences de rue comme des assassinats de Charlie Kirk et de Quentin Deranque. Les révolutions ont toujours été précédées de périodes de fermentation idéologique et de crise des institutions, mais plus encore de radicalisation des antagonismes, d’émeutes, d’attentats et d’assassinats politiques. C’est cette légitimation de la violence antifasciste qui mérite aujourd’hui d’être interrogée, bien davantage que les analogies paresseuses avec les années 1930.










