
Le Calice : la campanule et l’oiseau migrateur
Nous avons avec Le Calice – plus connu sous le titre « international » de A Broad Bellflower – un exemple paradigmatique de ce que le cinéma réaliste-socialiste nord-coréen a pu produire de plus
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Nous avons avec Le Calice – plus connu sous le titre « international » de A Broad Bellflower – un exemple paradigmatique de ce que le cinéma réaliste-socialiste nord-coréen a pu produire de plus

L’historien israélien Zeev Sternhell nous a quittés ce dimanche à l’âge de 85 ans. Il aura tout au long de sa carrière beaucoup écrit et beaucoup fabulé. Sa thèse très contestée sur les origines françaises du fascisme, qui aura influencé jusqu’à Bernard-Henri Lévy (lequel, en la matière, n’aura jamais été autre chose qu’un sous-Sternhell pour plateaux télé), aura contribué à la grande confusion ambiante des idées.

Parmi les plumes régulières de la revue « Éléments », mais également parmi les figures intellectuelles dites « de la Nouvelle droite » figure David l’Épée, un entretien a découvrir sur le site de Breizh Info.

Invité par l’Action française, durant le confinement, à donner une conférence à distance via internet, notre collaborateur David L’Épée a livré quelques réflexions sur les rapports qui existent entre pessimisme politique, déclinisme, misanthropie et anti-démocratie.

Tourné en Super 8, hommage stylistique à la Nouvelle Vague et transposition charmante et fantaisiste de quelques épisodes de la mythologie grecque, Artémis cœur d’artichaut d’Hubert Viel nous emmène sur les pas de la déesse de la chasse, accompagnée de sa compagne la nymphe Callisto, entre le quotidien des étudiants de Caen et les routes de la Bretagne. À noter qu’Hubert Viel, qui avait accordé il y a quelques années un entretien à Éléments (n° 159, mars-avril 2016), est également le réalisateur d’un autre long métrage, Les filles au Moyen Âge.

Ce film, aux allures très völkisch, regorge d’inventivité dans l’art de raconter son histoire. Les intertitres constituent à eux seuls des petites œuvres, tant ils sont divers : lettrages de toutes sortes impliquant des dessins, textes écrits avec du sable, des cendres, des pétales, apparaissant en stop motion…

Reprendre les personnages d’un film qui eut un certain succès en son temps, les faire revivre plusieurs années après pour raconter la suite de l’histoire : dans le cinéma commercial on appelle ça une « sequel » , genre qu’il est d’usage de brocarder pour son manque d’imagination, sa facilité (c’est généralement une initiative qui limite fortement les prises de risque) et ses motivations qui sont souvent à chercher du côté financier. Mais lorsque le film qu’il s’agit de poursuivre n’est autre que « Belle de jour » de Luis Buñuel et que l’auteur de la « sequel » est Manuel de Oliveira, on sent bien qu’on n’est pas tout à fait dans le schéma de la franchise Marvel ou d’un énième blockbuster décliné en saga ! Plus qu’une suite au premier degré, il s’agit d’un hommage, d’une variation, d’un jeu.

Le média indépendant suisse Klac est allé à la rencontre de notre collaborateur David L’Épée pour lui poser quelques questions au sujet de la crise sanitaire que nous traversons.

La décès de l’écrivain russe Édouard Limonov, interlocuteur de longue date de notre revue, nous donne l’occasion de revenir sur ses années parisiennes, alors qu’il collaborait à L’Idiot

L’idée de séduction réciproque est suggérée par le cinéaste au moyen d’un fondu enchaîné des visages des deux jeunes gens. Retirée dans la salle de bains dans un déshabillé très suggestif, Andrea offre au spectateur de la fin des années vingt un tableau de nudité partielle d’un érotisme rare pour l’époque.

Ce melting-pot d’images n’est pas sans rappeler les films expérimentaux de Guy Debord, mais en beaucoup moins bavard, la voix off étant ici remplacées par un air lancinant de violoncelle.

Cet érotisme est présent partout, depuis ses mises en scène les plus conventionnelles (lors des scènes d’amour) jusqu’à ses transpositions les plus déviantes (Teresa urinant dans une ruelle obscure durant la nuit du réveillon tandis que son mari fait le guet) ou les plus symboliques, à l’image de ce plan, tout sauf innocent, montrant l’eau de la mer s’infiltrant sur le pavé vénitien en débordant d’une bouche d’égout.