David L'Épée

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Faut il désespérer du peuple?

Invité par l’Action française, durant le confinement, à donner une conférence à distance via internet, notre collaborateur David L’Épée a livré quelques réflexions sur les rapports qui existent entre pessimisme politique, déclinisme, misanthropie et anti-démocratie.

Artémis, cœur d’artichaut

Tourné en Super 8, hommage stylistique à la Nouvelle Vague et transposition charmante et fantaisiste de quelques épisodes de la mythologie grecque, Artémis cœur d’artichaut d’Hubert Viel nous emmène sur les pas de la déesse de la chasse, accompagnée de sa compagne la nymphe Callisto, entre le quotidien des étudiants de Caen et les routes de la Bretagne. À noter qu’Hubert Viel, qui avait accordé il y a quelques années un entretien à Éléments (n° 159, mars-avril 2016), est également le réalisateur d’un autre long métrage, Les filles au Moyen Âge.

« Das Kalte Herz », un conte germanique

Ce film, aux allures très völkisch, regorge d’inventivité dans l’art de raconter son histoire. Les intertitres constituent à eux seuls des petites œuvres, tant ils sont divers : lettrages de toutes sortes impliquant des dessins, textes écrits avec du sable, des cendres, des pétales, apparaissant en stop motion…

Belle toujours : retrouvailles tardives autour d’une question en suspens

Reprendre les personnages d’un film qui eut un certain succès en son temps, les faire revivre plusieurs années après pour raconter la suite de l’histoire : dans le cinéma commercial on appelle ça une « sequel » , genre qu’il est d’usage de brocarder pour son manque d’imagination, sa facilité (c’est généralement une initiative qui limite fortement les prises de risque) et ses motivations qui sont souvent à chercher du côté financier. Mais lorsque le film qu’il s’agit de poursuivre n’est autre que « Belle de jour » de Luis Buñuel et que l’auteur de la « sequel » est Manuel de Oliveira, on sent bien qu’on n’est pas tout à fait dans le schéma de la franchise Marvel ou d’un énième blockbuster décliné en saga ! Plus qu’une suite au premier degré, il s’agit d’un hommage, d’une variation, d’un jeu.

David L’Épée, le Coronavirus en Suisse

Le média indépendant suisse Klac est allé à la rencontre de notre collaborateur David L’Épée pour lui poser quelques questions au sujet de la crise sanitaire que nous traversons.

Erotikon

Erotikon : une femme dans chaque gare

L’idée de séduction réciproque est suggérée par le cinéaste au moyen d’un fondu enchaîné des visages des deux jeunes gens. Retirée dans la salle de bains dans un déshabillé très suggestif, Andrea offre au spectateur de la fin des années vingt un tableau de nudité partielle d’un érotisme rare pour l’époque.

The Green Fog

The Green Fog : patchwork californien

Ce melting-pot d’images n’est pas sans rappeler les films expérimentaux de Guy Debord, mais en beaucoup moins bavard, la voix off étant ici remplacées par un air lancinant de violoncelle.

La clé

La Clé : soumission d’épouse ou luxure de femme ?

Cet érotisme est présent partout, depuis ses mises en scène les plus conventionnelles (lors des scènes d’amour) jusqu’à ses transpositions les plus déviantes (Teresa urinant dans une ruelle obscure durant la nuit du réveillon tandis que son mari fait le guet) ou les plus symboliques, à l’image de ce plan, tout sauf innocent, montrant l’eau de la mer s’infiltrant sur le pavé vénitien en débordant d’une bouche d’égout.

Mister Freedom

Mister Freedom : Maquisards contre majorettes

Mister Freedom, un super-héros chauvin chantre de l’impérialisme, est un shérif américain qui, lorsque ses missions l’exigent, revêt un costume de joueur de base-ball et un masque dignes des productions Marvel pour aller faire régner l’ordre. Il partage son Freedom Building avec le siège de General Motors, a orné son bureau d’une affiche dénonçant Kennedy comme traître à la nation…

Biographie : Né en Suisse en 1983. Diplômé en philosophie. Collaborateur régulier des revues Éléments, Krisis et Rébellion, il s’est spécialisé dans l’histoire du socialisme et des débats autour de la démocratie directe. Il est par ailleurs critique de cinéma indépendant et prépare un essai sur la question des rapports entre le sexe, le genre et l’érotisme.
Livres : Socialismes asiatiques : l’Orient est-il toujours rouge ? (Éditions des Livres noirs, 2017) – Guillaume Tell : de l’histoire à la légende (Artus, 2019)