Le magazine des idées

Anthony Marinier

Articles

L’Abîme de Nicolas Chemla ou Huysmans au temps des applis

L’Abîme de Nicolas Chemla ou Huysmans au temps des applis

Le progrès moral de l’humanité est une dangereuse et mortifère illusion. Le mal-être des hommes, leurs failles et leurs vices ne changent pas, seul le décor évolue. La technologie accélère, multiplie, facilite, elle ne résout pas. C’est cette implacable vérité que nous décrit Nicolas Chemla dans son dernier roman, « L’Abîme », paru au éditions du Cherche Midi.

« Muses Academy » de Thierry Guinhut – Loft story olympien

Muses Academy, » Thierry Guinhut – Loft story olympien

« Ô Muse, conte-moi l’aventure de l’Inventif ! » C’est en associant cette prière du grand Homère aux mots de Denis Brogniart, présentateur de l’émission de téléréalité Koh-Lanta : « À la fin, il n’en restera qu’un ! », que le lecteur pénétrera dans le dernier roman de Thierry Guinhut, Muses Academy, aux éditions de la Mouette de Minerve. Rapprocher téléréalité et mythologie grecque, il fallait oser…

Olivier Amiel

« Hyper ! Hyper ! » d’Olivier Amiel – Requiem pour la génération X

Mieux qu’un essai, un reportage ou un article, le roman offre la possibilité de l’incarnation ; des idées prennent chair, l’air du temps se dévoile, sans avoir besoin d’explications techniques ou de longs développements. La France périphérique a eu ses essais (Christophe Guilluy, Pierre Vermeren, Jérôme Fourquet…) dans lesquels l’évolution de la sociologie des villes moyennes et de la France déclassée était détaillée ; elle a eu son prix Goncourt (le roman de Nicolas Mathieu, « Leurs enfants après eux »), elle a désormais son anti-épopée : « Hyper ! Hyper ! » d’Olivier Amiel, aux Presses Littéraires.

Laurent Pépin, pour un nouvel éloge de la folie

Quand on souhaite écrire une autobiographie, on peut relater ses histoires vécues, souvent terribles ou singulières, dans le but de choquer ou faire pleurer… mais le lecteur endure suffisamment d’autofictions larmoyantes. Laurent Pépin a choisi de sublimer des faits autobiographiques en leur donnant les atours de la féérie, du conte onirique et métaphysique où la réalité est à la fois distordue et authentique. Ainsi transforme-t-il un drame social ordinaire en un récit fantastique en mixant le sujet de ses livres (la folie, l’horreur parfois) avec la forme et l’écriture (le conte et la poésie). L’auteur a extrait de sa vie un triptyque de contes commencé par « Monstrueuse féérie » et poursuivi par « L’Angelus des ogres », tous deux parus aux Éditions Fables Fertiles, et qui se clôturera avec « Clapotille ».

Cas de conscience pour le Hussard d'Aristide Leucate

Le nettoyage des écuries gauchiasses : « Cas de conscience pour le Hussard » d’Aristide Leucate

L’année dernière, le Hussard, de son vrai nom Julien Ardant, passait ses vacances à l’Île d’Yeu. Pas de projets cet été pour le libraire justicier, que les éditions Auda Isarn ont imposé. Il reste à Paris et a donc du temps à tuer pendant que sa librairie – Les Décombres – est fermée. Il s’intéresse à une série de meurtres sordides qui secouent la France depuis quelques semaines : un mystérieux tueur, « K, le nettoyeur qui vous veut du bien », assassine tour à tour des élus de la République. Aristide Leucate mène l’enquête.

« Tout le pays est rouge » de Frédéric Rouvillois : des maoïstes bien timbrés

« Tout le pays est rouge » de Frédéric Rouvillois : des maoïstes bien timbrés

Les petits gardes rouges français sont devenus des mandarins, stars de la pub et vedettes la presse, mais ils ont conservé de leurs années de militantisme un esprit de secte : sectaire mais aussi sicaire. Car il est ici question de meurtres. Le commissaire Lohmann et la capitaine Morin mènent l’enquête sous la dictée de Frédéric Rouvillois.

Nicolas Fargues : il faut savoir laisser la place

En treize romans, Nicolas Fargues a su dépeindre les modes de vie et les mentalités de l’époque. Les relations hommes-femmes y sont omniprésentes, tout comme les rapports interculturels dans notre société composite. Son dernier roman, « La Péremption », n’y échappe pas.

Michel Audiard

Priez pour elles avec Michel Audiard !

Le Cherche Midi a eu la bonne idée de rééditer dans sa nouvelle collection « Borderline » un texte de Michel Audiard publié la première fois en 1968 et jamais republié depuis : « Le Terminus des prétentieux ».

Jean-Pierre Montal : architecture et robe de soie

Jean-Pierre Montal : architecture et robe de soie

Jean-Pierre Montal a su en quelques romans s’imposer comme un auteur qui compte, par son style fin, les décors et ambiances qu’il sait installer. « Leur Chamade », son quatrième roman, est publié par les élégantes éditions Séguier.