Alain de Benoist

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Le style et la tenue

Postface d’Alain de Benoist à l’ouvrage collectif de l’Institut ILIADE Pour un réveil européen, Nature – Excellence – Beauté, (éditions de la Nouvelle Librairie, lancement officiel à l’occasion du colloque annuel de l’ILIADE, le 19 septembre 2020 à Paris).

L’actuel antiracisme n’est pas le contraire du racisme, mais un racisme en sens contraire.

Les États-Unis sont depuis leurs origines confrontés à une question raciale qu’ils n’ont jamais su résoudre. Rappelons-nous qu’en 1945, c’est une Amérique ségrégationniste qui a emporté la victoire sur le racisme hitlérien ! Quant à la violence policière, effectivement courante aux États-Unis, elle est sans commune mesure avec ce que l’on peut voir en France. J’ajoute que chez nous, quand il y a brutalités policières, elles s’exercent sans complexe sur les « Gaulois » (yeux crevés, bras arrachés, blessures de guerre), comme on l’a vu à l’époque des gilets jaunes, beaucoup plus que contre les racailles et les migrants.

« Nouvelle École » se penche sur Péguy et Bernanos. Entretien avec Alain de Benoist

Depuis 1968, « Nouvelle École » a toujours su se renouveler. À la manœuvre, Alain de Benoist, assisté par le professeur Éric Maulin. La 69e livraison est disponible – riche, passionnante, émouvante aussi. Charles Péguy et Georges Bernanos en sont les invités principaux, deux des plus puissantes voix françaises dont l’écho a traversé les aires géographiques et les époques. Présentation.

« À terme, une Europe politiquement unifiée est parfaitement possible et surtout nécessaire »

Alain de Benoist : « Rappelons aussi que la souveraineté et l’identité ne vont pas nécessairement de pair. Une nation ayant perdu son identité peut très bien être souveraine, un pays doté d’une identité forte peut ne pas l’être du tout. Il est évidemment souhaitable que l’une et l’autre aillent de pair (la souveraineté garantissant alors le maintien de l’identité), mais cela n’a rien d’automatique. »

Gisèle Halimi, ses rendez-vous avec la Nouvelle Droite

Avocate passionnée de la cause des femmes, Gisèle Halimi est morte à l’âge de 93 ans. Si le féminisme a beaucoup compté dans sa vie, elle a mené d’autres combats, dont celui qui l’a rapprochée de la Nouvelle Droite : son opposition à la première guerre d’Irak. « Nous avions des relations d’amitié soudées par un combat commun, se souvient Alain de Benoist. Le collectif Non à la guerre, celle du Golfe, se réunissait chez elle. Depuis lors, nous n’avons jamais cessé d’échanger. C’est la raison pour laquelle elle a volontiers participé à nos activités, s’exprimant dans Krisis et nous défendant à l’occasion, lorsque nous étions attaqués. » L’entretien qu’elle a donné au numéro de Krisis consacré à la sexualité, paru en 1995, montre son ouverture d’esprit, cette ouverture qui caractérisait certaines féministes de l’époque, comme Benoîte Groult, très liée à Nouvelle École et à Éléments. C’était le temps où les féministes ne craignaient pas de parler à des hétérosexuels cisgenrés !

Les nouvelles inquisitions

Dans une société transformée en un empilement de susceptibilités, prévaut le culte du moi et des spécificités valorisées par l’idéologie dominante. La chape de plomb du politiquement correct étouffe tandis que la classe médiatique chasse en meute contre les pensées différentes.

Biographie : Alain de Benoist est né le 11 décembre 1943 à Saint-Symphorien (Indre-et-Loire). Il est marié et père de deux enfants. Ancien élève des lycées Montaigne et Louis-le-Grand, il a fait ses études à la faculté de droit de Paris (droit constitutionnel) et à la Sorbonne (philosophie, sociologie, morale et sociologie, histoire des religions).