Le magazine des idées

Anton Maristel

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Les comptines ne comptent (hélas) déjà plus

Les comptines ne comptent (hélas) déjà plus

Après avoir redonné vie à nos vieilles vaisselles, il est grand temps de restaurer les belles lettres, et surtout les images qu’elles font naître, de nos comptines. Des souvenirs les plus lointains de l’enfance aux fredonnements inattendus qui ponctuent nos instants d’inattention, les comptines conservent un pouvoir d’enchantement intact, si tenace qu’il s’ancre durablement dans notre culture nationale. C’est pourquoi préserver les livres anciens qui rassemblent ces comptines constitue un impératif essentiel. Ils fixent une iconographie à rebours du flot d’images dégradées des plateformes en ligne de diffusion de vidéos, trop souvent vouées à anesthésier l’imaginaire de nos enfants. Alors, comme le veut le proverbe « une forte imagination produit l’événement », hâtons-nous d’en préserver les sources et d’en raviver les formes !

Apologie du kitsch et du rustique : l’art délicat de déballer la vieille vaisselle

Apologie du kitsch et du rustique : l’art délicat de déballer la vieille vaisselle

Il est des vérités qui traversent le temps et les époques ; celle selon laquelle la vaisselle raconte toujours la vérité du repas est l’une des plus persistantes. Tasses, assiettes creuses, bols, assiettes plates, soucoupes, verres, carafes, plats de service, saladiers, soupières : autant de pièces indispensables à notre art de la table, aujourd’hui malmenées, reléguées ou délaissées au profit de productions standardisés, lisses et dépouillés de toute singularité. Décrochez des murs de votre aïeul le service d’assiettes parlantes, dépeignant des scènes d’amour courtois du XVIIIᵉ siècle, et arrachez à l’oubli les plats en faïence de Gien qui prennent la poussière en haut de l’armoire familiale : aucune fin de règne pour la vieille vaisselle !