Andréa Kotarac

Andrea Kotarac : dans les coulisses d’un entretien choc

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Pour Andréa Kotarac, conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes de La France Insoumise et ancien membre de l’équipe de Jean-Luc Mélenchon, 29 ans, comme pour les jeunes gens de sa génération qui s’intéressent à la chose politique, la lecture d’Éléments s’impose comme une évidence pour se confronter à une vision du monde et de l’Europe radicalement alternative à tout ce qu’ils peuvent lire et entendre dans les médias centraux.
Mauvaise nouvelle pour nos adversaires : Éléments devient le signe de ralliement de la jeunesse française sensible aux idées non conformistes ! Les très nombreuses lettres d’étudiants et de demandes de stages que nous recevons le montrent amplement.

       Pour nous disqualifier, nos adversaires persistent à dire que notre volonté de dialogue n’est qu’un subterfuge qui cache une quête « d’honorabilité ». Comment peut-on se tromper plus lourdement, s’aveugler à ce point ? Quand il y a six mois, François Bousquet, le rédacteur en chef d’Éléments organise une table ronde avec Jérôme Sainte-Marie et Jérôme Fourquet, sur la stratégie de la France insoumise, ce n’est pas pour faire tapisserie ! Nous les écoutons au contraire avec beaucoup d’attention. Nous prenons acte de ce qu’ils nous disent : « Mélenchon fait le choix de l’impuissance sur l’immigration » (Éléments n°175). Au cours de l’entretien, une phrase de Jérôme Sainte-Marie a retenu toute notre attention: « la question migratoire, tant qu’elle sera niée par Mélenchon, est un facteur de stabilisation du système. En renvoyant aux marges les deux pôles contestataires, elle rend impossible toute stratégie populiste majoritaire. » C’était en terme plus polis ce que nous avait expliqué en 2016, le tonitruant Jacques Sapir (Éléments n°158) : « Jean-Luc Mélenchon a les problèmes d’une vierge. Elle est appelée à ne pas le rester, sinon elle devient une vierge rance. » Visiblement, Mélenchon a choisi. Son annonce dans Libération, et à Laurent Joffrin, qu’il renonçait au populisme et qu’il était désormais en quête d’alliés à gauche n’a été qu’une confirmation. Finalement, le moment populiste de La France insoumise a culminé lors de l’entre-deux-tours de la présidentielle, lorsque Mélenchon n’a pas donné de consigne de vote entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Tout le monde a vu le début d’un cycle, alors que c’était plutôt sa fin.

       La suite relève de l’implacable logique politique. Nous nous sommes mis en quête, téléphonant à droite et à gauche, puis du côté de La France Insoumise, de ceux qui avaient claqué la porte, des déçus et de tous les autres. Nous avons rencontré, lu, sondé, discuté à couvert et à découvert. Nous avons fait chou blanc. Nous nous sommes trompés. Et puis, nous avons trouvé. Contrairement à ce qu’on pense, la politique est une science exacte. La démission d’Andréa Kotarac, comme l’exclusion d’un certain nombre de représentants d’une ligne souverainiste au sein de La France insoumise, tels que François Cocq ou Djorde Kuzmanovic étaient écrites. Il y en aura d’autres, assurément. Et nous les accueillerons volontiers dans les colonnes d’Éléments, comme nous l’avons fait pour Denis Collin, proche de la République souveraine de Djorde Kuzmanovic, Jacques Nikonoff, l’ancien président d’Attac, actuel président du parti de la démondialisation ou encore Bernard Langlois le fondateur de Politis.

  À tous, nous avons nous aussi un agenda : explosion des faux clivages et nouvelles recompositions idéologiques. A bientôt dans Éléments!

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